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je ne peux plus m'en occuper, et n'en ai plus la motivation sous cette forme disons
de plus beaucoup trop de liens sont mort et beaucoup de son contenu est obsolète a mes yeux
ce serait donc trop long de rectifier tout ça
je donnerai quelques conseils de temps autres si on me demande, depuis mon tumblr http://mylydy.tumblr.com/
merci a tous les participants qui ont contribué a son contenu (toujours accessible neanmoins)
merci a tout les modos et admin qui m'ont aidé a le faire se developper autant, ce fut une tres belle aventure!

tchao!
mylydy



 
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 Metal Hurlant

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Babayaga66
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MessageSujet: Metal Hurlant   16/3/2015, 20:38

Métal Hurlant
Métal Hurlant, c'est tout une époque, une époque de liberté sans laquelle la bd ne serait peut-être pas ce qu'elle est aujourd'hui. Une époque où le dessin était une des seules façons "satisfaisantes" (technologiquement parlant) de sortir du réel, d'aborder la science fiction, le fantastique et cela de manière subversive, irrévérencieuse, sans concession. Elle a vu apparaître toute une génération de dessinateurs et de narrateurs plus talentueux les uns que les autres, et la création d'univers qui sont pour nous une évidence aujourd'hui.
 
Petite introduction avec cette interview de Jean-Baptiste Barbier, commissaire de l'exposition La bande dessinée fait sa révolution, au Fonds Hélène et Édouard Leclerc, à Landerneau, en janvier 2014, qui illustre bien l'esprit et l'impact qu'a eu le magazine et ses adaptations sur le monde de la bd et la société en général.
 
Quelle était la ligne éditoriale de Métal Hurlant au moment de sa création ?
Métal Hurlant s’est d’abord consacré à la science-fiction et au fantastique car ce sont des domaines où n’existe aucune limite. Les dessinateurs ont soudain eu une liberté totale. C’est tout ce qui a fixé l’existence de Metal Hurlant : n’obéir à aucune règle. D’autant que la revue est née peu de temps après les événements de mai 68, qui ont donné aux dessinateurs le désir soudain de réaliser leur BD. En 1975, quatre personnes créent donc Metal Hurlant. La grande star à l’époque, c’est Philippe Druillet, connu pour ses dessins de science-fiction. Pour Métal Hurlant il réalise, pour la première fois dans le monde du 9e Art, une planche complètement éclatée où frappe l’absence de cases. Jusque-là on est encore dans un registre et une forme très classiques, avec des cases, et des sujets presque exclusivement enfantins, avec Tintin, Astérix, ou Lucky Luke.
Pendant deux ou trois ans, les artistes restent dans la veine de la science-fiction, puis Philippe Manœuvre rejoint l’équipe à l’été 76. Il apporte avec lui "l’esprit rock." Cela implique l’apparition de l’humour. Lucien la banane, le rockeur à la banane de Frank Margerin, est l’un des immenses succès de l’époque. Manœuvre donne ainsi un nouveau souffle à la revue avec deux ingrédients qui font mouche : le rock et l’humour.
 
Pourquoi peut-on parler d’une révolution ? Qu’avait-elle de subversif, de moderne ?
Dans Métal Hurlant, les auteurs parlent beaucoup de sexe, qui était jusque là un thème presque banni de la bande dessinée. Les thèmes changent, mais aussi les regards. Les dessinateurs se tournent vers l’autobiographie. Ils traitent de tous les sujets qui font leur vie. La bande-dessinée devient plus intime.
Mais la révolution existe aussi au niveau du dessin : Métal Hurlant constitue un véritable laboratoire. Plusieurs dizaines de réalisateurs dessinent pour la revue, comme par exemple Marc Caro, l’auteur, avec Jean-Pierre Jeunet, de Delicatessen. La revue attire des réalisateurs qui s’en inspirent pour leurs films. Même aux Etats-Unis c’est un choc graphique, visuel et intellectuel. Ridley Scott débarque souvent dans les locaux de Métal Hurlant. Moebius a travaillé sur le personnage de son Alien. Besson est un enfant de Métal Hurlant. Son film, Le 5e élément, est complètement inspiré des dessins de Moebius.
 
Philippe Druillet a eu cette phrase "Nous étions un groupe de rock graphique ", qu’est-ce que ça signifie ?
Les dessinateurs composent leurs planches comme des partitions de musiques. Ça donne de grandes envolées wagnériennes, notamment chez Druillet dans Salammbô par exemple avec des cohortes de guerriers qui envahissent les pages. Pour Philippe Manœuvre, la revue s’apparente à la musique de Hendrix, dans ce qu’elle a d’improvisée.
 
Metal Hurlant continue d’inspirer la BD contemporaine ?
C’est simple, il n’y aurait pas la bande dessinée contemporaine s’il n’y avait pas eu Métal. Pas de Chat du Rabbin, par Joann Sfar ni de Persepolis, de Marjane Satrapi. Métal Hurlant ouvre une brèche très importante dans le monde de la BD : on peut faire ce qu’on veut. L’influence est donc surtout psychologique au fond, c’est un vent de liberté.
 
Cette revue a-t-elle un équivalent aujourd’hui ?
Non,  elle n’a pas d’équivalent. Les seuls qui ont utilisé un peu l’esprit de la revue sont les réalisateurs du "cyberfilm" Matrix d’Andy et Lana Wachowski, sorti en 1999.
 
 

Bande dessinée de Philippe Druillet, en trois planches, publiée dans le n°1 de Métal Hurlant, au premier trimestre 1975 :






Quelques couvertures du magazine :



 Quelques images du Métal Hurlant Spécial Lovecraft, premier hors série du magazine datant de 1978 :


 
METAL HURLANT, LE MAGAZINE FRANÇAIS
Métal hurlant est un magazine français de bande dessinée de science-fiction qui a été édité par Les Humanoïdes associés de janvier 1975 à juillet 1987, puis de juillet 2002 à octobre 2004, avec un ultime numéro en 2006. Créé sous l'impulsion de Jean-Pierre Dionnet, son rédacteur en chef de 1975 à 1985, Métal hurlant apparaît comme une des revues majeures de la presse adulte, « un véritable laboratoire d'où sont sortis quelques chefs-d'œuvre et un bon nombre de grands noms de la bande dessinée contemporaine (Gaumer 2004, p. 544)».
 
Histoire
Jean-Pierre Dionnet, jeune critique et scénariste de bande dessinée passé par les fanzines et Pilote désirait créer un magazine de bande dessinée consacré à la science-fiction. Poussé par Nikita Mandryka, dans un contexte de profond renouvellement de la presse francophone consacré à la bande dessinée, il s'associe en décembre 1974 à ses amis auteurs Philippe Druillet et Mœbius et à l'homme d'affaire Bernard Farkas avec lesquels il fonde Les Humanoïdes associés, afin de publier une revue de science-fiction trimestrielle, de rééditer Le Bandard fou et de « préparer plein d'autres choses». En janvier suivant, paraît le premier numéro de la revue trimestrielle Métal hurlant, maquetté par Étienne Robial, dans lequel les associés livrent leurs propre production (Arzach de Mœbius, Gaïl de Philippe Druillet) mais invitent également un dessinateur américain (Richard Corben) et donnent sa chance à un artiste prometteur (Jean-Claude Gal animant Les Armées du conquérant sur un scénario de Jean-Pierre Dionnet). La publication est réservée aux adultes, et ce jusqu'en janvier 1978.
 
L'équipe se diversifie numéro après numéro, accueillant, entre 1975 et 1977, aussi bien des auteurs déjà reconnus (Alexis, Gotlib, Nikita Mandryka, Jacques Tardi, Enki Bilal, Caza, F'murr, Jean-Claude Forest, Yves Got, Jacques Lob, Paul Gillon, René Pétillon, Francis Masse, etc.), que de jeunes prometteurs (Serge Clerc, Frank Margerin, Dominique Hé, Chantal Montellier, Michel Crespin, François Schuiten, Denis Sire, etc.) et quelques étrangers encore peu connus (Vaughn Bodé, Al Voss, Sergio Macedo, Daniel Ceppi). Le magazine propose des critiques et commentaires de romans de science-fiction, de polars et de disques, écrits par Jean-Pierre Dionnet, Stan Barets, Jacques Goimard et d'autres. Avec l'arrivée de Philippe Manœuvre en 1976, le rock s'installe dans la revue. Le rédactionnel est virulent, ce qui tranche avec les autres périodiques.
 
Dionnet cherche à assurer au sein du journal une diversité maximale de thèmes et de styles graphiques. Au fil des numéros, des histoires extérieures au monde de la science-fiction et du fantastique finissent par être publiées, bien que ces genres restent dominants. Le succès est très rapidement au rendez-vous et, le tirage augmentant, la revue devient bimestrielle à partir du numéro 7 et mensuelle à partir du numéro 94. En 1975, un éditeur du magazine humoristique américain National Lampoon, de passage en Europe, tombe sur un numéro de Métal hurlant et le ramène aux États-Unis. L'année suivante, le fondateur de la revue, Leonard Mogel, convainc Les Humanoïdes Associés de lui vendre les droits américains sur la revue. Une autre version prétend que c'est Claude Moliterni qui a montré le premier (en 1976) Métal hurlant à Len Mogel et que c'est Dionnet qui a convaincu l'éditeur américain. Quoi qu'il en soit, le premier numéro de Heavy Metal sort en avril 1977. Rapidement, les traductions sont délaissées au profit d'auteurs locaux, au regret de Dionnet qui ne peut cependant rien faire, les droits ayant été cédés. Cette première édition étrangère est suivie par d'autres (Allemagne en 1980, Espagne et Italie en 1981, Hollande en 1982, Suède et Danemark en 1984).
 
Dans les années suivantes, outre l'arrivée en 1980 de Hugo Pratt pour ses séries hors Corto Maltese, la revue confirme son rôle de découvreur de talents, révélant Luc Cornillon, Yves Chaland, Jeronaton, Alejandro Jodorowsky (avec Mœbius) en 1978, Tramber et Jano, Loustal en 1979, Dodo et Ben Radis, Jean-Louis Floch, Jacques Terpant en 1980, Arno, Max, Ouin, Eberoni en 1981, Gauckler en 1982, Beb-Deum, Charles Burns en 1983, Silvio Cadelo, Laurent Theureau et Michel Pirus en 1984. Des auteurs emblématiques quittent cependant la revue : Druillet en 1981, Schuiten (définitivement) en 1984, Jodorowsky, Arno, Mœbius, Denis Sire et Gillon en 1985. Dionnet lui-même, qui s'en était éloigné lorsqu'il avait commencé à travailler pour la télévision, quitte la direction en 1985.
 
La formule de Métal hurlant, qui propose des bandes dessinées et un rédactionnel fourni, notamment côté musical, commence à être copiée par d'autres revues, comme Pilote ou l'éphémère Zoulou, fondé par Marc Voline qui avait lui-même dirigé Métal hurlant lorsque Dionnet s'était lancé dans la télévision. L'inflation de titres en librairie rend la revue moins visible, ce qui pousse Dionnet à lancer deux revues parallèles, Rigolo (animé par Philippe Manœuvre), consacré à l'humour (1983-1984, treize numéros) et Métal (hurlant) Aventure (dirigé par Jean-Luc Fromental), consacré à la bande dessinée d'aventure (1983-1985, onze numéros), mais elles ne rencontrent pas le succès escompté. Le déclin apparaît inexorable et ni la prise de contrôle par Hachette ni l'arrivée de Claude Gendrot au poste de rédacteur en chef ne changent la donne. Si de bons auteurs sont encore présents en 1986, piliers (Chaland, Margerin, Clerc), souvent de passage (Masse, Jacques Ferrandez, Andreas) ou nouveaux (Juan Giménez, Miguelanxo Prado), le magazine poursuit cependant son déclin pour s'interrompre au numéro 133 en juillet 1987.
 
La revue reparaît en juillet 2002 avec le numéro 134 chez Les Humanoïdes associés. Cette nouvelle formule est très différente de la première : au format comic book, elle est diffusée uniquement en librairie, transcontinentale (elle est pilotée par Fabrice Giger depuis Los Angeles), et a pour but la promotion de jeunes auteurs, ainsi que la promotion des parutions des « Humanos ». Elle se compose de bandes dessinées originales de quelques pages, qui ont parfois un lien avec des séries parues ou à paraître. C'est un bimestriel, qui est édité en versions française, anglaise, espagnole et portugaise. La formule ne convainc pas en et le numéro 145 de septembre 2004 est le dernier à être distribué en librairie sous cette forme. En mai 2006, un ultime numéro de cent pages est publié, annonçant la fin de Métal hurlant.
 
En 2005, Gilles Poussin et Christian Marmonnier publient aux Éditions Denoël, Métal hurlant 1975-1987, la machine à rêver, un livre de près de 300 pages, racontant la genèse et l'histoire du journal.
 
A noter, à l’occasion de son troisième festival, Villers Bd fête les 40 ans de Métal hurlant, du 30 mars au 05 avril 2015, au centre Les Ecraignes, au château et à la galerie Mme de Graffigny, rue Albert 1er à Villers-lès-Nancy. 
Lien : http://www.ici-c-nancy.fr/livres/item/9010-villers-bd-fete-les-40-ans-de-metal-hurlant.html
 
Livres au sujet du magazine de Metal Hurlant :
- Luca Boschi, Jean-Pierre Dionnet et Thomas Martinelli, Les Humanos, La Rivoluzione di Métal hurlant, Rome, Coniglio Editore, 2004.
- Serge Clerc, Le Journal, Paris, Denoël, coll. « Denoël Graphic », 2008. Témoignage en bande dessinée.
- Jean-Pierre Dionnet (entretien avec Thierry Groensteen et Bruno Lecigne), « Citizen Dionnet », dans Les Cahiers de la bande dessinée no 59, septembre-octobre 1984.
- Patrick Gaumer, « Métal hurlant », dans Larousse de la BD, Paris : Larousse, 2004, p. 543-544.
- Gilles Poussin et Christian Marmonnier, Métal hurlant, la machine à rêver. 1975-1987, Paris, Denoël, coll. « Denoël Graphic », 2005.
 
- catalogue d'exposition :  Jean-Baptiste Barbier (dir.) : la bande dessinée fait sa révolution… Métal Hurlant - (À suivre). Édition du Fonds Hélène et Édouard Leclerc, 304p. (45€).
Sur une idée de Michel-Edouard Leclerc et de Jean-Baptiste Barbier, commissaire artistique, le Fonds Hélène & Edouard Leclerc a donné la parole aux principaux acteurs de cette aventure éditoriale dans laquelle se sont pleinement révélés Moebius, Tardi, Comès, Muños, Druillet, Bilal, Pratt, Schuiten,... Le livre et l'exposition présentée d'abord aux Capucins de Landerneau, puis au centre International de la Bande dessinée à Angoulême, ont bénéficié d'importantes contributions des artistes eux-mêmes, ainsi que de Jean-Pierre Dionnet, co-fondateur de Métal Hurlant, et de personnalités bien au fait de cette révolution, Benoît Peeters, Etienne Robial et Philippe Manoeuvre.
 
Reportage sonore sur le magazine Metal Hurlant sur arte radio : 
http://www.arteradio.com/son/15196/metal_hurlant/
 


HEAVY METAL, LA VERSION AMERICAINE DU MAGAZINE
La revue de bande dessinée américaine Heavy Metal, dont le premier numéro est paru en avril 1977, est à l'origine une version américaine de Métal hurlant, bien que l'équipe rédactionnelle française n'y ait jamais été directement impliquée. Heavy Metal a directement inspiré deux films : Métal hurlant (Heavy Metal, 1981) et Heavy Metal 2000 (1999) ainsi qu'une série télévisée : Métal Hurlant Chronicles (2012). Métal hurlant, quant à lui, a inspiré directement ou indirectement l’esthétique de nombreuses œuvres graphiques, littéraires ou cinématographiques (Blade Runner, le Cinquième Élément, Alien...)
Actuellement bimestriel et tirant autour de 40 000 exemplaires, ce fut un mensuel dépassant les 230 000 ventes au numéro à son heure de gloire au début des années 1980. Créé comme une édition américaine du périodique français de bande dessinée de science-fiction Métal hurlant, il prit rapidement son indépendance, mais a continué à publier de la bande dessinée française et européenne jusqu'à aujourd'hui.
 
La revue a inspiré deux films : Métal hurlant en 1981 et Heavy Metal 2000 en 2000 ainsi que deux jeux vidéo : Heavy Metal: F.A.K.K.² en 2000 et Heavy Metal: Geomatrix en 2001. Le jeu vidéo Heavy Metal: F.A.K.K.², sorti la même année que Heavy Metal 2000 qui fut un flop , rencontra plus de succès. Le suivant, Heavy Metal: Geomatrix, sorti en 2001, fut un échec car il était porté sur la console Dreamcast, alors en voie d'être arrêtée.
 
Le premier numéro de Heavy Metal sortit début 1977 aux éditions HM Communications, filiale créée pour l'occasion de 21st Century Communications (qui devint en 1979 National Lampoon, Inc).
 
Cette première version du magazine était mensuelle, s'étendait sur 96 à 104 pages, et publiait à la fois des traductions d'auteurs de Métal hurlant (principalement Moebius, Philippe Druillet3 ou Alain Voss, mais aussi Jacques Tardi, Jean-Claude Forest ou Chantal Montellier) et des histoires créées pour le magazine par des auteurs américains comme Vaughn Bodé ou Richard Corben. Il y avait à la fois des histoires à suivre et des histoires complètes, ainsi que diverses chroniques. Dès 1979, les traductions commencèrent à être délaissées au profit d'auteurs locaux.
 
Vers 1980, le rédacteur en chef Ted White projeta de créer un magazine-sœur à Heavy Metal, qui publierait surtout des westerns et des histoires d'aventures. Appelé Pilot, ce magazine aurait privilégié des traductions du mensuel Pilote. Cependant Dargaud n'est pas convaincu, tandis que les études de marché sont négatives : le projet est abandonné. À partir de 1982, un hors-série annuel est publié, composé parfois d'histoires originales, parfois d'histoires déjà publiées. En 1977-1979, la circulation s'établit autour de 200 000 exemplaires, avant de diminuer lentement les deux années suivantes6.
 
Parallèlement, Mogel se mit à chercher des financements pour faire réaliser un film inspiré d'histoires de la revue. Le projet prit une forme concrète en 1980 grâce à l'aide du cinéaste canadien Ivan Reitman. Réalisé par Gerald Potterton, le film employa plus de mille animateurs et coûta près de neuf millions de dollars. Sorti en 1981, Métal hurlant en rapporta plus de 20 millions, ce qui en fit un relatif succès pour un film d'animation destiné aux adultes. Avec la sortie du film, le magazine connut son pic de ventes, 234 000 exemplaires en moyenne en 1981-1982.
 
Cependant, après la sortie du film, Heavy Metal connut une érosion régulière de ses ventes, jusqu'à 122 000 exemplaires en 1985-1986. Une nouvelle formule fut alors lancée : les histoires complètes étaient privilégiées (généralement un album complet et des histoires courtes) tandis que le rédactionnel cessait, que le format augmentait et la périodicité passait trimestrielle1. Les auteurs européens redevinrent majoritaires, de Yves Chaland à Daniel Torres en passant par François Schuiten et Patrick Cothias. Si les ventes ne repartirent pas à la hausse, elles se stabilisèrent alors entre 110 et 115 000 exemplaires. Le magazine redevint bimestriel en mars 1989.
 
En 1989, National Lampoon, Inc fut vendu à Tim Matheson and Dan Grodnik. En octobre de l'année suivante ceux-ci revendirent la société à James Jimirro, avec la société cinématographique J2 Communications. Jimirro, uniquement intéressé par J2, ne chercha pas à développer Heavy metal, dont le chiffre d'affaires était tombé à 300 000 dollars annuels. En janvier 1992, il revendit pour 500 000 dollars HM Communications à Kevin Eastman, riche créateur des Tortues Ninja, qui se débattait alors pour maintenir en activité sa maison d'édition Tundra Publishing, créée deux ans plus tôt. Après la faillite de Tundra, qui fusionna avec Kitchen Sink Press en janvier 1993, Eastman prit la direction de Heavy Metal. Il ne changea guère la formule sinon en ajoutant plus d'histoires en une page et en décidant de publier chaque année deux hors-séries thématiques.
 
La circulation remonta au-dessus des 140 000 exemplaires jusqu'en 1994-1995. Cependant Heavy metal dut vivre par la suite un fort déclin de ses ventes, passant sous les barre des 100 000 exemplaires en 1998-1999 puis sous celle des 50 000 exemplaires en 2008-2009. À partir de 1999, Eastman décida de publier trois hors-séries annuels8 À partir du numéro de septembre 2011, il fut mis fin à la publication d'histoires de plus de trente pages.



 
 Liens :
Site officiel :
http://www.heavymetal.com/
 
Site officieux très complet :
http://www.heavymetalmagazinefanpage.com/
 
Jeu vidéo :
http://www.imdb.com/title/tt0119273/combined


 
LES ADAPTATIONS VIDEO


Metal Hurlant


Métal hurlant (Heavy Metal) est un film d'animation canadien de Gerald Potterton, produit par Ivan Reitman et sorti en 1981.
Il s'inspire des dessins et des histoires de la revue française Métal hurlant et de sa version américaine Heavy Metal. Les différentes sections du film ont été réalisées en parallèle par plusieurs équipes d'animation.



 
Distinctions
Nomination au Saturn Award du meilleur film de science-fiction, par l'Académie des films de science-fiction, fantastique et horreur.
 
Critique du film, par Pascal Lafitte
Le Loc Nar, quintessence du mal, sous la forme d’un diamant vert, sert de lien entre plusieurs histoires fantastiques, pleines de femmes nues, de violence et de hard rock…
 
A l’origine, Métal Hurlant était un magazine de bande dessinée créé dans les années 70 par Dionnet, Moebius et Druillet. Les Américains l’ont adapté à leur sauce et au vu du succès, il fut question de faire un dessin animé pour adultes reprenant des récits de la version U.S. En effet, pour une question de droits, les histoires françaises n’ont pas pu être reprises en animation, on remarquera pourtant, dans l’épisode Taarna, des idées issues directement de la bédé Harzakc, du dessinateur de génie Moebius (non crédité!), comme l’oiseau monture de l’héroïne. Le film a été fait dans l’urgence, la création des différentes histoires répartie entre plusieurs studios d’animation, ce qui explique leur inégalité quant aux qualités graphiques. Par souci de vitesse, autant que pour donner un caractère réaliste à certaines séquences, les techniciens et animateurs recoururent au Rotoscope (ancêtre des capteurs, c’est une méthode consistant à dessiner par dessus les images filmées d’une personne en mouvement). Ainsi, la mythique guerrière Taarna a verticalement existé en la personne du top model Carole Desbiens! Ce qui rend ce long-métrage datant de 1981 fascinant, c’est l’utilisation ingénieuse de multiples techniques précédant l’essor extraordinaire des possibilités de l’informatique. Des objets grandeur nature, comme une Corvette, des modèles réduits, comme un avion B-17, ou des paysages désertiques ont été filmés et intégrés aux dessins. Une caméra multiplane de cinq mètres a été utilisée pour donner de la profondeur de champ à des scènes aériennes qui conservent, malgré leur caractère un peu daté et maladroit, un charme poétique certain. La musique apporte beaucoup au film, que ce soit le score lyrique et envoûtant d’Elmer Bernstein, ou les morceaux de rock de groupes typiquement ancrés dans les années 70-80, tels que Black Sabbath, Blue Oyster Cult, Devo, Cheap Trick, Riggs, et les Français de Trust. C’est d’ailleurs la bande originale qui a retardé pendant des années la commercialisation en vidéo du film, pour une question de droits à obtenir.
 
Le Loc Nar n’est en fait qu’un prétexte pour relier entre elles des histoires assez disparates. Au tout début du projet, le lien consistait en un manège présenté par le personnage Grimaldi à sa fille. Chaque élément du manège représentait un objet miniature en rapport avec une des séquences à suivre: un taxi, un avion, un oiseau. Harry Canyon est une classique intrigue policière, avec un taxi driver qui vient au secours d’une belle en détresse. Les décors futuristes de New-York font penser à Blade Runner un an avant que ce dernier ne sorte! Den est tiré de la bande dessinée du roi de l’aérographe Richard Corben, qui a l’habitude de dessiner des personnages masculins hypertrophiés, dont la morphologie a tendance à changer d’une planche à l’autre. Il dessine aussi des femmes pulpeuses et dénudées qu’il vaut mieux regarder que décrire. On est en plein Heroic Fantasy et l’adaptation en dessin animé pousse l’histoire vers la comédie beaucoup plus que la bd, cela est d’autant plus vrai que Den a la voix du comique décédé John Candy. Captain Sternn adapte une histoire de Berni Wrightson, le co-créateur de l’excellente bd Swamp Thing. On assiste au procès du capitaine Sternn (rebaptisé Sade, dans la V.F désastreuse), un personnage qui ressemble physiquement à Superman, mais qui collectionne tous les vices humainement possibles, et a la voix d’Eugene Levy, le père de Jason Biggs dans la série des American Pie.
 
 B-17 est tiré d’une histoire du scénariste d’Alien, Dan O’ Bannon. C’est l’un des passages les plus réussis du long-métrage. Les membres décédés d’un avion de guerre se transforment en zombies sous l’effet du Loc Nar, alors que dans la bd originelle, il s’agissait d’une invasion de gremlins sanguinaires n’ayant rien à envier à celui de la série La Quatrième Dimension. So beautiful and so dangerous narre l’expédition d’extra-terrestres sniffeurs de coke sur la terre, où ils enlèvent deux humains, dont une superbe secrétaire. On est surtout surpris de la liberté de ton des auteurs, sachant qu’il paraît aujourd’hui difficile de rire des drogues aussi aisément. Taarna raconte l’aventure d’une guerrière, dernière de sa race, qui aspire à venger les siens. Il y a une scène d’anthologie, le bain de Taarna et son habillement pour aller au combat, mais si l’on pouvait critiquer les autres épisodes du film comme ne répondant qu’à des fantasmes masculins (il n’y a aucune femme dans les concepteurs du film, ceci explique cela), Taarna nous montre une héroïne sans faiblesse, dont la détermination est de fer. C’est le pendant féminin de Clint Eastwood, et le récit doit beaucoup au western, dont la vengeance est l’un des principaux ressorts. Le seul bémol est la scène de duel final, l’animation très ralentie plombant intégralement l’action.
 
Il existe une scène qui a dû être coupée pour réduire le film. Neverwhere Land devait se situer entre Captain Sternn et B-17, on voyait le Loc Nar tomber sur une planète (la Terre?) pour la corrompre, à partir de la préhistoire jusqu’à la seconde guerre mondiale. Le ton grave tranchait totalement avec l’esprit déconneur du reste des séquences, étayé en cela par la musique sinistre de Krzysztof Penderecki. En 1999 est sorti un autre dessin animé intitulé Heavy Metal FAKK2, qui tente de récupérer l’aura du Metal Hurlant de 1981. Il s’agit en fait d’une ode de Kevin Eastman, le concepteur des Tortues Ninjas, à son épouse, la sculpturale et siliconée Julie Strain. Cette dernière prête en effet ses traits et sa voix à une héroïne en quête de vengeance. Le film se compose d’une histoire unique, pompant largement sur l’intrigue de Taarna, on a même droit à une copie, sans magie ni érotisme, de la scène de bain! Quel dommage de ne pas avoir rassemblé des talents pour refaire un film à sketches ambitieux.
 
Lien : http://archive.filmdeculte.com/culte/culte.php?id=84
 
Fiche technique
Titre original : Heavy Metal
Titre français : Métal hurlant
Réalisation : Gerald Potterton (supervision)
Scénario  : Daniel Goldberg, Len Blum (supervision)
Musique : Elmer Bernstein
Production : Ivan Reitman ; Peter Lebensold, Michael C. Gross, Lawrence Nesis (associés) ; Leonard Mogel (exécutif)
Société de production : Columbia Pictures, Guardian Trust Company, Canadian Film Development Corporation (CFDC), Famous Players
Société de distribution : Columbia Pictures
 Pays : Canada
 
Bande originale
Radar Rider – Jerry Riggs
Veteran of the Psychic Wars – Blue Öyster Cult
True Companion – Donald Fagen
Heartbeat – Jerry Riggs
Blue Lamp – Stevie Nicks
Open Arms – Journey
Reach Out – Cheap Trick
Heavy Metal (Takin' a Ride) – Don Felder
Queen Bee – Grand Funk Railroad
I Must Be Dreamin' – Cheap Trick
Crazy? – A Suitable Case for Treatment – Nazareth
All of You – Don Felder
Heavy Metal – Sammy Hagar
Prefabricated – Trust
The Mob Rules – Black Sabbath
Through Being Cool – Devo
Working in the Coal Mine – Devo
 
Article du magazine français Metal Hurlant pour la sortie du film :
 
 






 


Heavy Metal 2000


Heavy Metal - F.A.K.K. 2 ou Métal Hurlant F.A.K.K.2 au Québec (Heavy Metal FAKK2) est un long-métrage d'animation germano-canadien, réalisé par Michel Lemire et Michael Coldewey et sorti en 2000. Il se présente comme une sorte de « suite » de Métal hurlant, mais possède sa propre cohérence et peut être regardé indépendamment.



 
Comme Métal hurlant, Heavy Metal 2000 fonde son intrigue sur le pouvoir d'une lueur verte... mais celle-ci n'est plus douée de conscience, ni franchement mauvaise : il s'agit simplement d'une « clé » qui peut conférer l'immortalité à celui qui s'en sert. Dans le dessin animé, son « propriétaire » est Tyler, un tueur qui s'est déchaîné au contact de la clé et qui massacre tout sur son passage, à commencer par la première planète qu'il croise : Eden. (Presque) seule survivante de cette apocalypse, Julie va le poursuivre à travers les galaxies pour le tuer.
 
Développé sur un fond de musique hard rock et heavy metal, Heavy Metal 2000 est un dessin animé beaucoup plus dur, noir et violent que le premier Heavy Metal, ce qui le destine exclusivement à un public adulte.
 
Fiche technique
Titre original : Heavy Metal 2000 ; Heavy Metal FAKK 2 (titre alternatif)
Titre français : Heavy Metal - F.A.K.K. 2
Titre québécois : Métal Hurlant F.A.K.K.2
Réalisation : Michel Lemire, Michael Coldewey
Scénario : Kevin Eastman, R. Payne Cabeen et Carl Macek d'après les bandes dessinées de Simon Bisley
Photographie: Bruno Philip
Effets spéciaux : Frédéric Côté, Antoine Gagné, Christian Garcia, Christian Faber
Montage : Brigitte Breault
Musique : Frédéric Talgorn
 
Bande originale
F.A.K.K. U — 1:44
Silver Future par Monster Magnet — 4:29
Missing Time par MDFMK — 4:35
Immortally Insane par Pantera — 5:11
Inside the Pervert Mound par Zilch — 4:07
Dirt Ball par Insane Clown Posse and Twiztid — 5:33
Störagéd par System of a Down — 1:17
Rough Day par Days of the New — 3:18
Psychosexy par Sinisstar — 4:02
Infinity par Queens of the Stone Age — 4:40
Alcoholocaust par Machine Head — 3:38
Green Iron Fist par Full Devil Jacket — 3:51
Hit Back par Hate Dept. — 3:52
Tirale par Puya — 5:34
Dystopia par Apartment 26 — 2:56
Buried Alive par Billy Idol — 5:10
Wishes par Coal Chamber — 3:06
The Dog's a Vapour par Bauhaus — 6:44
 


Métal Hurlant Chronicles
Métal Hurlant Chronicles est une série télévisée franco-belge qui pour l'instant comporte 2 saisons en 12 épisodes de 26 minutes, créée et réalisée par Guillaume Lubrano et diffusée depuis le 27 octobre 2012 sur France 4.


 
La série est une adaptation des histoires parues dans le magazine français de bande dessinée de science-fiction Métal hurlant. Elle s'apparente à une anthologie de court métrages, chaque épisode est une histoire différente, avec un univers et des personnages différents.
 
Les différents épisodes sont indépendants et n'ont en commun que le Loc-Nar (le « Métal Hurlant »), météorite traversant l'espace et le temps pour y changer la vie des protagonistes. Cependant, un lien subtil relie les épisodes Oxygène et Les maîtres du destin (un personnage raconte dans l'une un événement arrivant dans l'autre histoire).



 
Fiche technique
Titre : Métal Hurlant Chronicles
Création : Guillaume Lubrano
Réalisation : Guillaume Lubrano
 Scénario : Guillaume Lubrano (12 épisodes), Justine Veillot (7 épisodes) et Dan Wickline (1 épisode)
Direction artistique : Maria Miu
Décors : Maria Miu
Costumes : Carmen Moldovan
Montage : Sébastien Bacchini
Musique : Jesper Kyd
Casting : Gaby Kester
Production : Guillaume Lubrano et Justine Veillot
Sociétés de production : WE Productions, Belvision et Nexus Factory
Société de distribution (télévision) : Panini Media (international)
 
Liens
Site officiel : http://www.france4.fr/emissions/metal-hurlant
 
Article du Monde :
 http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/07/11/metal-hurlant-chronicles_4455677_3246.html
 
Articles sur Geekroniques :
http://geekroniques.fr/series/metal-hurlant-chronicles-saison-2/
http://geekroniques.fr/projection-presse-saison-2-metal-hurlant-chronicles/
 
Article sur Première :
http://series-tv.premiere.fr/Metal-Hurlant-Chonicle-2226172
 
Les histoires originales qui ont inspiré les épisodes de la série, rééeditées par les Humanoïdes Associés :
http://www.humano.com/book-list/search#.VQXdG-H7Iwc
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MessageSujet: Re: Metal Hurlant   16/3/2015, 21:23

Merci :)
Babayaga66 a écrit:
- Gilles Poussin et Christian Marmonnier, Métal hurlant, la machine à rêver. 1975-1987, Paris, Denoël, coll. « Denoël Graphic », 2005.
Il est vraiment vraiment bon ce livre . C' est à peu pres que des interviews des types qui sont passé à metal hurlant . A premiere vue  ça peut peut etre paraitre chiant comme bouquin (il est gros) . Mais c' est justement super le truc des interviews, ça permet vraiment d' être completement en immersion dans l' époque .
C' est pas un gros livre pour les connaisseurs . Au contraire moi quand je l' ai lu j y connaissais rien, j ai emprunté ça à la biblio et je l' ai dévoré .
http://www.amazon.fr/M%C3%A9tal-Hurlant-1975-1987-Machine-R%C3%AAver/dp/2207255034


Sinon y a aussi un super blog, abandonné mais qui contient certains articles vraiment supers de JP Dionnet  :
http://www.humano.com/blog/l-ange-du-bizarre
Il participe aussi aux émissions radio Mauvais genre en général : http://www.franceculture.fr/emission-mauvais-genres-1

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MessageSujet: Re: Metal Hurlant   16/3/2015, 21:37

Oh merci, je ne connaissais pas le blog perso de Dionnet ! J'ai hésité à mettre des paragraphes plus précis sur les auteurs principaux, mais j'ai pensé que ça serait sans doute mieux d'en faire des threads à part, et certains d'entre eux ont sans doute déjà été traités.
Oui, le bouquin est une vraie mine d'or. :)
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MessageSujet: Re: Metal Hurlant   17/3/2015, 01:02

putain merci beaucoup pour ce thread de ouf sa a l'air super complet ! Il manquait au forum

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MessageSujet: Re: Metal Hurlant   17/3/2015, 01:19

tres beau thread et complet merci beaucoup!! :huggg:
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MessageSujet: Re: Metal Hurlant   17/3/2015, 08:54

Oh ben de rien, ça m'a fait bien plaisir de le faire ! ^^
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