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je ne peux plus m'en occuper, et n'en ai plus la motivation sous cette forme disons
de plus beaucoup trop de liens sont mort et beaucoup de son contenu est obsolète a mes yeux
ce serait donc trop long de rectifier tout ça
je donnerai quelques conseils de temps autres si on me demande, depuis mon tumblr http://mylydy.tumblr.com/
merci a tous les participants qui ont contribué a son contenu (toujours accessible neanmoins)
merci a tout les modos et admin qui m'ont aidé a le faire se developper autant, ce fut une tres belle aventure!

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mylydy



 
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 Adam Elliot, un maître de l'animation en stop motion

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Babayaga66
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MessageSujet: Adam Elliot, un maître de l'animation en stop motion   19/3/2015, 11:01

L'animation en stop-motion, ou en volume, est vraiment celle que je préfère, d'un point de vue "manipulation" et "réalisation". Je trouve que de cette manière, on est au plus proche du mouvement, du geste.
Parmi les maîtres en la matière, il y a Adam Elliot, dont l'univers vraiment particulier fascine et interpelle.
 
LE REALISATEUR, ADAM ELLIOT
Adam Elliot est né le 2 janvier 1972, en Australie. Il souffre de tremblement physiologique, une maladie héréditaire, ce qui ca évidemment influencé considérablement sa manière de dessiner, d'animer, et plus largement, sa manière de concevoir les choses et la vie.
Il passe 5 ans à étudier différentes formes d'art, de la photographie à la sculpture. En 1996, il termine sa formation au Victorian College of Arts et réalise le premier volet de sa trilogie de courts-métrages d'animation, en pâte à modeler, inspiré par sa famille et au succès immense en Australie : Uncle, Cousin, Brother.
Les films d’Adam Elliot ont, depuis, été présentés conjointement dans plus de 500 festivals partout dans le monde, où ils ont à eux tous remporté plus d’une centaine de prix. La biographie poignante de Harvie, émigrant sujet aux accidents, a notamment reçu le prix spécial du jury, le prix du public et le prix Fipresci à Annecy en 2003. Ce dernier a aussi reçu l'oscar du meilleur court métrage d'animation en 2004.
En 2009, Adam Elliot réalise Mary Et Max, qui est primé au festival d'Annecy.
Filmographie complète :
1996 : Uncle
1998 : Cousin
1999 : Brother
2003 : Harvie Krumpet
2009 : Mary and Max



 
MARY ET MAX (Mary and Max), est un film australien en stop motion réalisé par Adam Elliot et sorti en 2009.
Dans les années 70, Mary Dinkle, une fillette de 8 ans joufflue et solitaire, vit dans la banlieue de Melbourne, en Australie. Pendant plus de vingt ans, cette fille va correspondre par courrier avec Max Horowitz, un juif obèse de 44 ans, atteint du syndrome d'Asperger et habitant à New York...
Elle habite une petite ville tristouille et marronnasse d'Australie. Lui vit à New York la noire, où tout le monde fait la gueule, même la statue de la Liberté. Elle vit avec des parents barges (père empailleur, mère klepto et alcoolo : le sherry, y a que ça de vrai !). Lui est seul ou presque : est-ce que ça compte, un ami invisible qui se taille quand bon lui semble, un chat borgne et un poisson rouge - Henry, neuvième du nom, car il est arrivé des bricoles aux huit précédents...
Mary est moche, Max est obèse. Elle a 8 ans et lui plus de 40. Sauf que tous les deux ressemblent à d'éternels enfants terrifiés, frustrés de tendresse et fous de chocolat...
Ils reflètent si bien nos angoisses et nos chagrins, ces deux-là, qu'on oublierait pres­que qu'ils ne sont pas tout à fait humains. Car Mary et Max, comme leurs deux cent huit collègues, sont des créatures en pâte à modeler, issues de l'imaginaire mystérieux et tourmenté d'Adam Elliot.
Après un moyen métrage acclamé, c'est son premier long, à ce jeune homme, dont on soupçonne qu'il ressemble peu ou prou à ses personnages (son père était clown-acrobate, éleveur de crevettes et quincaillier, et Adam dit avoir hérité de sa mère un tremblement physiologique...). D'un seul coup d'un seul, Mary et Max renvoie à leur médiocrité tous les films d'animation dont on (Hollywood !) nous abreuve : gros machins moralisateurs et neuneus.
Au départ, la petite Mary trouve par hasard le nom de Max dans un annuaire. Max Horovitz, quel drôle de nom ! se dit-elle. Elle lui écrit. Il lui répond. Dès lors, durant près de vingt ans et sans se voir jamais, ils vont correspondre. Aussi perdus l'un que l'autre, et donc parfaitement comiques et pitoyables, ils vont affronter brouilles et retrouvailles, gaffes et regrets. De ces lettres pas vraiment roses, pas toujours drôles, la vie va surgir, avec son cortège d'espoirs entêtants et de désillusions féroces.
Car Max, que chaque missive et chaque question de Mary plongent dans le désarroi (« Est-ce que tu connais des filles, Max ? » « Est-ce qu'on ne s'est jamais moqué de toi, Max ? »), va tout subir : l'emprisonnement, l'internement, les électrochocs et, même, incroyable, la chance : « Un débile gagne au Loto », titrera alors le journal...
Mary, elle, grandit, se marie avec l'amour de sa vie - un Grec bégayant et, hélas, fan de Boy George -, devient, grâce à Max, la spécialiste mondiale des maladies nerveuses et des pathologies obsessionnelles, avant de renoncer brusquement à la gloire et de sombrer dans la dépression. La ­scène où - cernée par les sons inquiétants de Que sera sera, interprété par Pink Martini, et ses photos de famille, qui tournoient autour d'elle comme des menaces - elle tente vraiment d'en finir est un moment de grâce absolue, un pur bonheur cinématographique et psychanalytique...
Paradoxe : tout est drôle dans ce film sombre. Mais d'une drôlerie acide, grinçante, dénuée de guimauve. Car la moindre silhouette d'Adam Elliot provoque en nous un amusement attendri : Max et le pompon rouge posé sur sa kippa, mais aussi l'incroyable mère de Mary, avec ses grosses ­lèvres de vamp défraîchie, la vieille petite voisine ridée de Max, suffisamment miro pour faire bouillir le pauvre Henry IX dans son bocal. Sans oublier le psy - l'incroyablement moustachu Dr Hazelhoff - ni, au bas de l'immeuble de Max, son clodo détesté, rivalisant de formules inventives pour provoquer la pitié des passants indifférents...
Loin de nous plomber, cet hymne aux solitaires, aux paumés, aux doux-dingues - nettement moins fous que les gens dits normaux, au demeurant - rassure : ouf, il existe donc encore, de par le monde, des créateurs aussi doués qu'Adam Elliot pour savoir peindre la misère humaine avec une telle ferveur et mêler aussi bien l'insolence à la magie... Car, dans le ciel au-dessus de la maison australienne de Mary, brille une lune à la Méliès. Et dans le New York de Max, l'ombre fugitive d'Audrey Hepburn, échappée de Diamants sur canapé, semble attendre le taxi qui la déposera, à l'aube, devant les vitrines de Tiffany's...
Ce film est une merveille.
Critique de Pierre Murat : http://www.telerama.fr/cinema/films/mary-et-max,388629.php
 
Site officiel, à voir absolument ! Plein d'infos et de vidéos sur le making-of du film :
http://www.maryandmax.com/                       
Webisodes du making-of directement ici : http://www.maryandmax.com/webisodes/
 
Interview d'Adam Elliot sur Mary et Max :
 
 
HARVIE KRUMPET est un film d'animation de pâte à modeler australien écrit, animé et réalisé par Adam Elliot à Melbourne et sorti en 2003.
Ce court métrage (vingt-deux minutes et sept secondes) a reçu l'Oscar du meilleur court-métrage d'animation en 2004, en plus du prix du meilleur court métrage d'animation de l'Australian Film Institute.
L'histoire raconte la vie de Harvek Milos Krumpetzki, né en Pologne en 1922. Lorsque éclate la seconde Guerre mondiale, il émigre à Spotswood en Australie en tant que réfugié, et change son nom en Harvie Krumpet. Malgré une vie marquée par la malchance (il est atteint du syndrome de Tourette, il est touché par la foudre, et perd l'un de ses testicules), Harvie conserve un optimisme à toute épreuve. Il épouse une infirmière et ils élèvent une fille adoptive, un enfant de la thalidomide. Dans l'une des scènes clés du film, Harvie est assis dans un parc près d'une statue du poète latin Horace et entend l'injonction : « carpe diem », qui le pousse à apporter des changements dans sa vie. Il devient naturiste et s'engage pour les droits des animaux.
La narration est faite par l'acteur Geoffrey Rush.
Site officiel : http://www.harviekrumpet.com/
 
Les techniques d'animation dans Harvie Krumpet :
Désolé pour la mauvaise qualité des images, j'ai dû scanné des photocopies moches, je n'ai plus accès aux originaux. L'article me semblait néanmoins trop important pour ne pas être mis.

 
Liens sur ses premiers films :
Brother :

Uncle :

Cousin :

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MessageSujet: Re: Adam Elliot, un maître de l'animation en stop motion   21/3/2015, 14:27

Les photocopies exclusives c'est super chouette, merci !! Je repasserai les lire quand j'aurai un moment, ça a l'air très très cool
Et je n'ai pas vu certains de ses premiers films, je savais même pas qu'ils existaient ^^

- - - - - - - - - - - - - - -
Présentation -> http://cqfd.bbfr.net/t68-presentation-pock
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