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je ne peux plus m'en occuper, et n'en ai plus la motivation sous cette forme disons
de plus beaucoup trop de liens sont mort et beaucoup de son contenu est obsolète a mes yeux
ce serait donc trop long de rectifier tout ça
je donnerai quelques conseils de temps autres si on me demande, depuis mon tumblr http://mylydy.tumblr.com/
merci a tous les participants qui ont contribué a son contenu (toujours accessible neanmoins)
merci a tout les modos et admin qui m'ont aidé a le faire se developper autant, ce fut une tres belle aventure!

tchao!
mylydy



 
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 Mamoru Oshii

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Major Amask
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MessageSujet: Mamoru Oshii   7/7/2015, 14:34

« Ghost in the shell »


    Réalisé par Mamoru Oshii, c’est un animé japonais, vision prémonitoire de ce que pourrait devenir notre société.



EDIT :


Interview de Mamoru Oshii traduite par mes soins :


« Vous souvenez-vous du premier film que vous ayez vu ? »


J'avais 3 ans il me semble, il y a un film que je suis allé voir avec mon père, c'était le film de science-fiction « Les survivants de l'infini », c'est un film de SF classique, je connais pas du tout l'histoire (rires), ça parlait d'un gros monstre mutant qui avait son cerveau qui sortait de sa tête et qui pourchassait une blonde (rires). J'ai adoré (rires).


« Vous souvenez-vous du premier manga que vous ayez lu ? »


C'était un manga que mon grand frère lisait, un manga de robot qui s'appelait « Tetsujin 28-go».
Je l'ai lu tellement de fois que j'étais capable de dessiner le robot en question sans modèle.
A l'époque quand j'étais enfant j'étais déjà perçu comme un garçon « artistique », un garçon qui dessinait très bien, et je ne me fais pas martyriser par les autres enfants justement grâce à ça, je leur montrais mes dessins et ils me laissaient tranquille (rires) ! Et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai dirigé une pièce à propos de « Tetsujin 28-go » il y a 5 ans.


« A quel moment de votre vie avez vous réalisé que vous vouliez faire du cinéma ? »


Quand j'étais au lycée sûrement, quand j'avais environ 17 ans...


« A quel moment vous vous êtes dites que vous pouviez en faire une carrière ? »


J'ai commencé par faire un film lorsque j'étais à l'université, c'est là que je me suis dit que pourrais peut-être devenir réalisateur. J'ai envoyé le tout premier essai que j'ai tourné avec une caméra 8mm à un studio et quand ils l'ont regardé c'était tout noir. J'avais pas enlevé le cache (rires). Voilà mes débuts dans le cinéma : ils n'ont jamais eu lieu (rires). Et à cause de ça depuis, j'ai plus jamais tourné avec une caméra 8mm (rires), j'ai fait beaucoup de petits boulots pour en acheter une 16mm, le cache est plus facile d'accès. Ils l'utilisaient aux USA, c'est super lourd mais si tu la fais tomber elle se casse pas (rires), elle était utilisée par les militaires alors j'ai aussi dû m'entraîner pour être capable de la soulever, je faisais des pompes tous les jours (rires) mais malheureusement j'avais pas économisé assez pour la pellicule (rires). Mais bon j'emmenais quand même ce gros truc vide en ville et je filmais sans pellicule, personne savait qu'elle était vide après tout, et puis ça m'a aidé de porter ça pour mon petit job suivant, je travaillais dans un garage automobile, sur le site de constriction. Voilà à peu près ce que j'ai fait à l'université, je suis jamais allé en cours (rires).


« Est-ce que vos parents vous supportaient dans votre démarche artistique filmique ? »


Mon père n'en savais absolument rien (rires) ! Mon père a toujours pensé que je devais devenir un avocat ou un médecin. Ma mère savait sûrement mais elle n'a jamais rien dit. Au fait mon père était détective privé, et n'avait la plupart du temps pas de travail(rires)( Note à moi-même : Et franchement on comprend pourquoi), et c'est d'ailleurs une des raison pour laquelle j'aimais tant les films, quand j'étais plus petit et que donc il ne travaillait pas, il m’emmenait tout le temps au cinéma, presque chaque jour après l'école. En conséquence j'ai donc vu énormément de films et ça a sûrement été déterminant pour ma carrière. Mais les films qu'il m'emmenait n'était définitivement pas des films pour enfants : en gros du sexe et de la violence (rires).


« De quelle façon naissent vos films ? Vous commencez par développer l'histoire, les personnages ou peut-être vous dessinez sur une feuille ? »


Il y a 10 ans j'ai eu l'opportunité de travailler avec James Cameron, et il disait qu'un film était fait de trois éléments : les personnages, l'histoire et l'univers. Ces trois éléments font un film. Et on doit les traiter par priorité pour faire un film réussi. Pour réussir à Hollywood tu dois penser d'abord aux personnages, très attractifs et identifiables facilement, une histoire qui n'ennuie pas les spectateurs et enfin un monde légèrement différent du monde réel. Tant que tu suis ça tu réussira à Hollywood. Mais moi par exemple je dois penser d'abord à l'univers, je dois savoir où le film se situe et ensuite je pense à l'histoire et enfin je pense à des personnages qui supportent l'histoire et tiennent la route dans cet univers. Je pense pas que je réussirais à Hollywood (rires).


«Et pourtant Hollywood vous suit de très près et même, vous copie beaucoup non (rires) !? »


Mais je pense pas qu'ils investiraient dans mes films (rires) ! Hollywood veut que les autres fassent des choses uniques, particulières, différentes (le cinéma japonais ne lui ferait pas de mal du tout) ! Et quand ces autres réussissent ils se contentent de piocher les idées qui marchent, et ça ne s'applique pas seulement à moi, ça vaut aussi pour le cinéma hongkongais, etc.. Mais ils font ce qu'il faut faire je pense.. pour produire des succès commerciaux. Mais copier de toute façon n'est pas si mal, moi je copie les films d'Hollywood, Hollywood copie mes films, on se copie entre nous, c'est un peu comme ça que marche l'industrie du cinéma. Le plus important ce n'est pas de savoir si c'est une copie mais la façon dont c'est copié. Vous allez regarder « Ghost in the Shell » et sachez cela : On voulait pas faire exactement la même chose que Blade runner (rires) . D'accord il pleut dans la ville et il a tout un tas d'asiatiques, mais le personnage principal ne mange pas d'Udon (rires).


« Il y a tellement de vos films qui traitent des l'humain et la technologie, de la relation entre eux, quand vous êtes vous intéressé à la technologie en tant que sujet ? »


Quand j'étais enfant, le japon venait de perdre la guerre et le payes était très pauvre. On a commencé à avoir des TV et des réfrigérateurs, certains achetaient des vélos pour leurs enfants. Les japonais ont toujours eu cette image du bonheur par l’acquisition de ces nouvelles machines, cette technologie, et jusqu'à un certain point j'ai toujours pensé que la technologie était quelque chose de merveilleux et je le pense toujours. Penser que la technologie est une menace pour les hommes est je pense une manière un peu extrême de voir les choses. Au lieu de voir la technologie comme un ennemi, il faut penser à la façon dont l'homme s'adapte à la technologie, et la technologie n'est pas quelque chose d'extérieur à l'humanité, elle en fait partie, alors que tu l'aimes ou pas, tu ne peux pas vivre sans.


« Pouvez vous nous dire d'où vous est venue l'idée de Patlabor ? »


Patlabor n'est pas quelque chose que j'ai préparé, ça venait en fait de mes amis. J'étais un réalisateur qui n'avait alors pas beaucoup de projets et avant Patlabor j'ai fait un film qui s'appelait « L’œuf de l'ange » et ça n'a pas été une réussite. Du tout. Du coup j'étais très pauvre (rires). J'avais même pas de quoi payer le loyer les mois suivants, alors c'est pas du tout question d'inspiration, j'avais besoin d'argent (rires). Alors ce merveilleux projet j'en ai eu les idées peeendant que je le faisais. Alors maintenant quand je dois faire un film, je pense à toutes ces idées géniales seulement après avoir eu le job ! Et comme ça vous êtes contents, je suis content, et les producteurs sont contents. C'est très important pour un film qu'il rende tout le monde content. Si je faisais un film qui ne satisfait que moi, j'aurais plus de projets.


A ce moment là de l'interview une scène de Patlabor est projetée sur l 'écran.


Comme par hasard c'était la scène la plus ennuyante ! (rires)


« Pensez vous qu'avec ce besoin de progrès constant, de faire toujours plus vite, toujours mieux, il y a danger d'oublier d'où nous venons ? »


Quand j'ai fait ce film j'habitais Tokyo, et Tokyo est une ville est étrange, tout change tout le temps, les vieilles choses sont détruites et de nouvelles sont inventées. Si tu ne visites pas la ville régulièrement, tu ne la reconnais plus. Les gens qui vivaient là ne sont plus là, le pire c'est l'océan qui était là et qui ne l'est plus. Alors quand j'ai fait ce film, je ne savais pas si c'était une mauvaise ou une bonne chose, je ne faisais que contempler. Mais maintenant je m'en fou (rires). Je me demande juste où est-ce que je vais aller, c'est la seule chose à laquelle je pense là. J'ai l'impression que Tokyo, ce n'est plus vraiment pour moi, j'ai envie d'un point de vue extérieur. Je suis né et j'ai grandi à Tokyo, c'est ma ville natale et j'ai l'impression de l'avoir perdue. Donc je continue d'y travailler mais pour moi c'est une ville étrangère. C'est ce que je ressens à propos de Tokyo. Alors je ne sais pas ce qui va se passer mais je ne pense pas refaire un film qui se situe à Tokyo. Au fait j'avais pas vu mon film depuis très longtemps, c'est horrible (rires).

« Qu'est-ce qui vous attiré au début dans l'histoire de Ghost in the shell ? »


Alors en fait j'ai réalisé deux films « Patlabor » et j'ai gagné beaucoup d'argent. Et avec cet argent j'ai acheté une maison loin de Tokyo très loin cachée dans les montagnes et je voulais juste passer le reste de ma vie avec mon chien. Six mois après j'ai réalisé que j'avais plus d'argent. Alors j'ai fait mon propre pitch et j'ai l'ai présenté à Bandai Visual et le producteur de Bandai Visual m'a emmené au deuxième étage d'un restaurant de sushi. Juste pour que je vous le sachiez, le deuxième étage d'un restaurant de sushi est un endroit spécial, un endroit intime où on parle de choses un peu secrètes, alors quand un producteur vous y emmène, c'est pas vraiment une bonne chose ! Et au moment ou je veux sortir mon pitch de mon sac, il en sort un autre et me le donne ! C'était le pitch original de « Ghost in the Shell » Masamune Shirow. Et il m'a dit : « Tu fais ça. » Donc en fait j'ai pas vraiment eu le choix (rires). Au fait le pitch que javais ramené est plus tard devenu « Jin-Roh, la brigade des loups » (applaudissements). Enfin bref j'avais besoin d'argent et j'avais pas le choix. Et d'ailleurs « Ghost in the shell » n'a jamais été un franc succès au Japon. J'aurais jamais imaginé que ca deviendrait aussi énorme ici aux USA et en Europe. Donc à partir de là ma vie a un tout petit peu changé (rires). Juste un tout petit peu (rires).


« Qu'avez-vous pensé du manga original quand vous l'avez eu entre les mains ? »


En fait je l'avais déjà lu avant qu'il ne me le montre, c'était intéressant, mais très difficile d'accès alors après qu'il me l'ai donné j'ai dû le lire au moins 20 fois de plus. Un manga vraiment très compliqué, alors je me suis dit qu'ici mon travail c'était de faire de ce manga très compliqué un film simple. Donc le projet n'était pas si compliqué, le but était très clair. Mais encore une fois pas de temps et pas d'argent, donc pas de temps à perdre. Je crois qu'il n'y a pas eu un seul plan de perdu. Je pense qu'on l'a fait en 10 mois. Tous les gens qui travaillaient dans le studios étaient jeunes et dynamiques, à ce moment là (rires). Je pense que si on le refaisait maintenant il faudrait probablement 3 ans (rires). D'ailleurs quand j'ai fait « Ghost in the shell 2 : Innocence », ça a pris 3 ans (rires) ! J'ai aussi probablement dépensé environ six fois plus d'argent, mais on a fait a peu près la même chose.


« Ghost in the Shell est probablement un des plus beaux films d'animation que j'ai jamais vu, comment décririez vous votre style d'animation ? » 


Mon style d'animation c'est de contrôler la masse d'information. « Ghost in the Shell » a probablement trois plus d'information que n'a « Patlabor » et « Ghost in the Shell 2 : Innocence» a au moins trois fois plus d'information que le premier volet. J'ai lutté pour décider quelle masse d'information porter à l'écran. Je pense que c'est de cette façon que mon style d'animation s'est forgé, c'était presque plus une question d'architecture mais c'était un projet sympa pour moi. J'en dirais peut-être pas autant de l'équipe (rires). Il y en a plein qui m'ont dit qu'ils ne travailleraient plus jamais avec moi. Leur main a définitivement cessé de fonctionner (rires). Après ça, ma décision d'augmenter le volume d'information à amener à l'écran a changé. Mais ce n'est pas le seul facteur à contrôler qui entre en jeu lorsque l'on veut faire un film d'animation. Vous le verrez dans « Skycrawlers ». C'est le temps. Le temps qui n'existe que dans un film. Les sentiments des personnages, leurs mouvements et celui du monde, ils servent à contrôler le temps. Et je viens seulement de le réaliser, à mon âge. Je pense que mon équipe sera très contente maintenant parce que ce n'était pas le cas je pense (rires). C'est vraiment difficile de dépeindre le temps dans une animation. Regardez cette bouteille par exemple, et imaginons que vous la filmiez avec une camera. Vous verriez le temps s'écouler, vous le sentiriez. Mais pour un dessin, peu importe la précision et le niveau de détail apportés, vous ne verriez qu'une image vous ne pouvez pas dessiner le temps. Comment faire ? J'y ai pensé plusieurs fois et je suis arrivé à une conclusion. Vous le verrez demain dans mon film « Sky crawlers » haha (rires). Mais c'est pas des blagues ! En tout cas je ne pense pas refaire un film comme « Ghost in the Shell » où l'information est juste trop étouffante.


A ce moment là de l'interview cette fois une scène de « Ghost in the Shell » est projetée à l'écran. 


Il évoque les parties de Virtua fighter avec son chef animation, qui s'éclipsait pour aller jouer à la salle d'arcade au lieu de faire son travail !


« Justement comment voyez vous la relation entre les jeux vidéo et le cinéma d’animation aujourd'hui ? »


Quand on voit les images de jeux PC que font les américains aujourd'hui on ne peut juste pas lutter, et la quantité d'argent et de temps qu'ils investissent dans ces projets c'est juste faramineux. Tu joues à un jeu et tu regardes un film. Il y a de l'image et du son mais les jeux ne sont pas des films. Ils ont l'air similaires mais ils sont vraiment différents. J'ai réalisé quatre jeux vidéo dans le passé et la façon dont on fait les jeux et les films sont complètement différentes. Le réalisateur essaye de contrôler les émotions du spectateur du début à la fin du film, tu ne peux pas faire ça dans un jeu. Parfois je joue encore, mais je n'arrive plus à apprécier autant qu'avant. Je crois que la dernière fois que j'ai joué à un jeu c'était il y a 3 ans, c'était Mario Kart avec ma femme, et ça a juste empiré notre relation (rires) !


« Qu'est-ce qui vous a inspiré pour votre film Sky crawlers ? »


En fait l'histoire originale vient d'un roman, c'est un très bon roman, très connu mais ça ne veut pas dire que le film sera excellent. Le roman original est écrit à la première personne, ce qui est un point de vue difficile à transcrire à l'écran, j'ai dû y réfléchir plusieurs fois. Mais l'auteur a beaucoup aimé le film en tout cas, si vous voyez son roman comme un bocal, on peut dire que mon film le remplit à rabord, ça ne déborde pas et ce n'est pas insuffisant. C'était un super projet et c'était la première fois que l'auteur original complimentait mon adaptation (rires) ! Et même grâce à mon film le roman s'est bien vendu, mais malheureusement il n'a pas si bien marché que ça au Japon alors en fait j'étais le seul mécontent de l'histoire. Mais de mon point de vue « Sky crawlers » est un des films que j'ai fait que j'aime le plus. Les thèmes philosophiques abordés dont les gens parlent n'ont probablement pas changé depuis mes films précédents, mais la façon dont je me suis exprimé a sûrement beaucoup changé. C'est quelque chose sur lequel j'ai travaillé en tant que réalisateur, alors les gens qui ont aimé mes films jusque là peuvent ne pas apprécier « Sky crwalers » au premier visionnage. Ils peuvent le regarder une deuxième fois (rires) !


Maintenant une scène de « Sky crawlers » est projetée à l'écran !


C'était la scène la plus intéressante du film cette fois (rires) ! Bon d'accord en vrai peut-être pas (rires) ..


Il parle d'un film qu'il est en train de tourner à Montréal, mélange de prise de vue réelle et de CGI, et l'extrait est aussi projeté.


« Wouah, merci pour ça c'était vraiment génial !»


Je ne sais pas quoi répondre à ça haha ! (rires)


Et maintenant questions/réponses avec le public :


« Pouvez-nous parler de votre collaboration avec Kenji Kawai (compositeur) à travers les années, comment a-t-elle commencé, et quand retravaillerez vous avec lui ? »


Et bien en fait la musique que vous venez d'entendre pour « Sky crawlers » est de Kenji Kawai (rires) et elle est géniale. Je veux dire bien sûr j'ai adoré le travail qu'il a fait jusque là, mais ce qu'il a fait pour ce film est juste fabuleux, c'est merveilleux. Ca fait je crois plus de 25 que je travaille avec lui, on me l'avait recommandé à ce moment là. Il avait une cigarette dans la bouche et jouait de guitare, on aurait dit un jeune chien fou. Je pensais qu'il ne serait pas à la hauteur, mais quand il s'y est mis (l'arrangement de la musique à l'époque), ce qu'il a fait était très beau. Et maintenant ça fait 25 ans et il ne m'a jamais déçu, pas une seule fois. C'est quelqu'un de capital pour mes films. Je ne saurais pas comment faire s'il mourrait (rires). C'est à celui qui meurt le premier et récemment il a pris un sacré coup de vieux, il boit beaucoup. Il est gros il ressemble à un catcheur (rires). Il doit être fatigué, il travaille beaucoup je ne crois pas qu'il ait eu un seul jour de repos complet depuis ses 24 ans. Je crois que c'est ce qui le rend le plus heureux de travailler, composer. Et je suis un peu comme ça aussi (rires). Je pense qu'on continuera à travailler ensemble jusque la fin de nos jours. Il me dit lui-même que quand je fais un film, il peut naturellement en entendre la musique et je le crois. Pour résumer, je me sens très chanceux de l'avoir rencontré, la musique représente la moitié d'un film, et s'il n'était pas là, mes films ne seraient que des moitiés de film. J'ai envie qu'il vive longtemps (applaudissements).

« Je suis un très grand fan de votre travail, et à ce sujet, il y a un projet indépendant de remake de Ghost in the shell en CGI, qu'est-ce que ça vous inspire ? »


Je le savais pas ! Qui a fait ça ? Je crois que je l'ai vu sur internet, il me semble que c'est bien fait mais, pourquoi ont ils fait ça ?


« Pensez-vous que l’œuf de l'ange pourrait être refait aujourd'hui ? »


Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah. Je ne veux même pas y penser ! La dernière fois que j'ai fait ça on ne m'a plus donné de travail pendant 3 ans (rires) ! Je dirais de ce film que c'est comme ma pauvre petite fille que j'aurais aimé voir se faire remarquer un peu plus, et de « Ghost in the Shell », la fille que je n'aurais jamais imaginé pouvoir marier à qui que ce soit (rires) ! C'est pas de chance ! Mais non je ne veux pas le retenter !


« C'est génial de pouvoir vous parler, ici je pense que personne ne vous voit autrement qu'en réalisateur, et ça doit être une discipline très stressante, avez-vous jamais envisagé de vous arrêter, faire autre chose ? »


Non (rires) ! Vous savez les films sont faits par des centaines de personnes, et parfois j'ai envie de faire quelque chose juste par moi-même, c'est pour ça que j'écris aussi des romans et des essais, ça crée un équilibre je crois dans ma vie me convient. Même si mes romans ne se vendent pas (rires).


« Merci d'être là, vous nous avez dit plus tôt que la technologie était une bonne chose, pourtant la plupart de vos films sont très sombres, emprunts de tristesse, dystopiques, comment expliquez-vous cela ? »


Je n'ai jamais dit que les humains seraient heureux de s'adapter à la technologie, j'ai dit que c'était le choix possible. Il y a peut-être eu un moment où la combinaison de la technologie et de l'être humain a donné lieu à une situation heureuse, mais je ne pense pas que nous puissions retourner à cet instant. La technologie ne changera pas, alors les gens doivent changer.


« Pourquoi avoir choisi  la ville de Varsovie en Pologne comme cadre pour Sky crawlers ? »


Depuis que j'ai tourné Avalon je suis tombé amoureux de cette ville. Sky crawlers met en scène des batailles aériennes entre européens, je me suis inspiré des combattants anglais et allemands alors j'ai pensé que ce serait un bon cadre pour eux de se battre dans un ciel européen noir et épais, ça n'aurait pas marché avec le ciel bleu très clair de Toronto (rires), c'est pour ça que j'ai choisi l'Irlande et Pologne comme environnement.


« Un peu plus tôt vous nous avez parlé des trois éléments qui constituaient un film : l'histoire, les personnages et l'univers, je suis de curieux de savoir ce que vous pensez de la qualité de ces éléments dans les anime de nos jours et ceux à venir, vous pensez que ça se dégrade, que ça s'améliore ou que ça stagne ? »


Je ne regarde pas d'anime (megalol). Vraiment je ne regarde pas trop, je n'entends que des rumeurs et je n'ai jeté que quelques coups d’œil, en ce qui concerne les anime de nos jours au Japon ont des personnages et une histoire mais pas ils n'ont pas la motivation ni la passion d'aller explorer, inventer de nouveaux mondes, du coup les personnages se ressemblent tous et c'est très triste. Faire de l'animation c'est comme créer un nouveau monde.


« Ghost in the shell est quasi-prémonitoire, on imagine presque la chose se réaliser d'ici quelques années (rires). Q'en pensez-vous ? »


Oh mais ça s'est déjà réalisé ! Qui ici a un smartphone (rires) ? Moi j'en ai un dans ma poche, mais il pourrait très bien être dans mon crâne, parce que qu'il soit dans notre pantalon ou dans notre tête, on ne peut pas vivre sans. C'est ce que je pensais quand je disais que l'homme devait s'adapter à la technologie, le smartphone est peut-être dans la poche mais c'est comme s'il faisait partie de notre corps maintenant. Parfois on oublie de le recharger et on s'en rend compte après (rires). C'est comme ça que fonctionne l'être humain de manière générale. Quand on réalise il est déjà trop tard. Faire un film c'est comme vous montrer une vision avant que vous ne réalisiez.


« Malgré l'extrait projeté aujourd'hui, condensé d'actions frénétiques intenses, la plupart de vos films sont très lents, il y a beaucoup de moments contemplatifs, pourquoi ? »


Je ne pense pas que les scènes d'actions soient indispensables dans un film. Parce que quand il y a de l'action, la dramaturgie s'arrête. Pourquoi mettre des scènes d'action dans un film ? Pour répondre à un désir du spectateur, il a besoin de voir ses désirs se matérialiser à l'écran, et parmi ces désirs il y a je pense la violence. Je peux dire que les films existent pour combler les désirs et en même temps il y a des choses que seuls les films peuvent apporter, les visions futuristes par exemple. Et le réalisateur doit jongler avec ça, pour rendre le spectateur content, le producteur content (rires) et le réalisateur doit être heureux lui aussi. Un film destiné à une seule personne ou un seul groupe de personnes est un film bien malheureux. J'ai d'ailleurs malheureusement réalisé pas mal de ce genre films dans le passé (rires) et je l'ai beaucoup regretté. Alors maintenant, pour ce film, quand je suis au milieu d'une production je veux juste satisfaire le producteur, parce qu'il n'est content que si les spectateurs le sont. Les films sont fait pour rendre les gens heureux.


(Applaudissements)


**FIN**


    Donc Mamoru Oshii est un réalisateur japonais de cinéma d'animation né en 1951, mais pas seulement, il est aussi producteur et scénariste de manga, feuilletons radiophoniques, jeux vidéo et auteur de romans et d'essai.
    Il sort diplômé en 1976 de « The Fine Arts Education School of the Education Department of Tokyo Liberal Arts University » (Tokyo gakugei daigaku). En 1980, il part au studio Pierrot sous la supervision d'Hisayuki Toriumi.
Après la sortie du film « Toshio Suzuki », Miyazaki et Takahata collaborent avec Oshii sur son film suivant « Anchor ». Le projet est rapidement annulé pour désaccord artistique dans le trio. Malgré leurs différences, Toshio Suzuki et le studio Ghibli participeront vingt ans plus tard à la production d' Innocence : Ghost in the Shell 2. Les réalisateurs sont toutefois restés respectueux mais sceptiques vis-à-vis du travail des autres, Oshii critiquant le côté idéaliste des films de Miyazaki, celui-ci reprochant au premier de ne pas chercher assez le divertissement.
    Les films de Mamoru Oshii sont généralement composés de scènes lentes rythmées par quelques scènes d'action rapides. Ainsi dans « Ghost in the Shell » son adaptation du manga de Masamune Shirow, il a supprimé presque tout trace d'humour.
    Le style particulier d'Oshii a été imité par des réalisateurs nord-américains, notamment les frères Wachowski pour Matrix hein:p. Ils ont avoué eux-même avoir présenté leur projet au producteur Joey Silver comme « un Ghost in the Shell version live ». (Ca va c'est pas trop foiré en plus).
Mamoru Oshii est donc aussi scénariste, Il a écrit de 1988 à 1999 le scénario du manga « Kerberos Panzer Cop », puis en 2000 « Blood : The Last Vampire ».


Synopsis :

     L’histoire se situe au japon, où l’évolution technique et informatique a été telle que l’individu s’est trouvé placé au centre d’un immense réseau informatique.
Le sujet principal du film est une enquête visant à démasquer une entité des plus mystérieuses et des plus dangereuses (car s’infiltrant dans tous les réseaux informatiques classés top secret de l’Etat), appelée le « Puppet Master ». Cette mission va se transformer en une véritable quête d’identité pour le major Motoko Kusanagi, membre de la section 9, responsable de la sécurité de l’état et de toute son équipe.


     Le Major Motoko Kusanagi, ainsi que les membres Bato et Tosuga, se verront donc confrontés à un être dont les agissements premiers sont des actes de manipulation de la bourse ainsi que divers détournements de données et de contrôle d’esprits artificiels. Ces actes cachent en fait des ambitions dépassant le cadre du réel, et se révèlent être intimement liées à un programme ultra confidentiel appelé le « Projet 2051 ».
     Le Projet 2501 est en fait une entité vivante et pensante issue de l’océan de l’information.
     Lentement, Kusanagi en vient à s’interroger sur ce qui la distingue de la machine, de cette entité cybernétique et des humains, et se met au fil de ses investigations à explorer les diverses facettes de son être.
Le film va développer l'histoire du cyborg Kusanagi, de sa vie à sa mort où plutôt de sa conception à sa renaissance, par son union avec un l'être né du net, le puppet master.






La scène de la naissance :


    Dès les première minutes on assiste à une séquence qui ressemble à la naissance du Major Kusanagi avec en fond une musique traditionnelle. A la fin des différentes étapes de l'élaboration du cyborg, Kusanagi prend une position fœtale (comme dans le ventre d'une mère on imagine), et s'éveille dans son appartement, plongé dans la pénombre. Puis ouverture des volets sur une vue de la ville et sur la vie.

Le ghost :

    La société a développé toute une gamme d'êtres vivants dont les plus élaborés sont les cyborgs. L'individu et la machine se mêle, se mélange et se confonde, de façon de plus en plus élaborée, et seul le cerveau semble ne pas pouvoir être encore reproduit.
    La plupart des individus de la section 9 sont des cyborgs, à part Togusa et le chef de la section. Cependant, l'informatisation de cette société implique que l'être humain fasse dorénavant parti d'un vague réseau, où maintenant le ghost (qui est projection de la conscience humaine) est "piratable".
    Le ghost possède ainsi une correspondance informatique, et il peut être soumis à un virus informatique qui transforme la psyché de l'individu, modifiant sa mémoire et par là même son identité.
    L'homme se rapproche ainsi de plus en plus de la vie artificielle, où le cerveau reste l'ultime enclave qui ne peut pas être simulée mais seulement optimisée.





     A l'image, on a une opposition entre une vielle ville qui se désagrège, ruelles sombres, sales et pleines d’ordures et la ville tentaculaire, remplie de gratte-ciels et d’hommes tellement modifiés par leurs implants qu’ils n’ont presque plus rien d’humain.Deux mondes cohabitent, la planète est devenue réseau et le citoyen numérique.
    On retrouve cette opposition dans la société mise en avant dans le film : les vrais acteurs du système sont les cyborgs et les hommes sont dépassés par leur environnement.

Le Puppet Master, sa notion de la vie et de l'existence :




     Mais l'arrivée du Puppet Master, l'entité vivante, pensante, issue de l'océan d'informations transforme la définition de la vie en un code informatique complexe. Il a donc pour fonction à la base de faire de l'espionnage industriel, de faire de la manipulation de renseignement et de pirater les ghosts de certains cerveaux. Seulement au sein de la section 6 il a une prise de conscience de son existence et il développe un instinct de survie, il se considère alors lui-même comme forme de vie. 
     Mais il lui manque les processus de base inhérent à tout organisme vivant : la mortalité, et la reproduction. Il refuse de se copier car il n'y aurait alors aucune originalité, or la vie se perpétue par la diversité, l'enfant est issu des gènes de ses deux parents. 
     C'est pour cela que le Puppet Master désire et finit par fusionner avec le Major Kusanagi pour ne plus former qu'un seul être qui ne serait ni lui ni Kusanagi, mais un troisième être, le fruit de leur « union ».



Pour conclure :

    J'ai choisi de présenter ce film car il aborde des thématiques qui me sont chères, comme l'évolution, le déterminisme, la notion d'existence et de liberté, et la frontière entre l'homme et l'intelligence artificielle. J'aime beaucoup la façon dont le réalisateur anticipe l'avenir d'un monde quadrillé par les autoroutes de l'information et désenchanté par les progrès d'une science toujours plus vertigineux, il dénonce l'absurdité de la quête du savoir absolu, qui devient inexorablement véhicule d'un pouvoir aliénant.


Dernière édition par Major Amask le 8/7/2015, 00:39, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Mamoru Oshii   7/7/2015, 14:46

Si tu pouvais étendre l'article à tout mamoru oshii et en faire une belle tartine ce serait top, c'est un grand nom indispensable et ça vaut le coup de le faire bien. Ca comptera pour au moins deux ou trois articles si c'est bien fait :)
C'est déjà top d'expliquer bien ghost in the shell, grand merci à toi. C'est quand même une série de films qui sont parmi les plus compliqués à comprendre...

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MessageSujet: Re: Mamoru Oshii   7/7/2015, 14:57

Tu me devance ! Je comptais essayer de traduire la vidéo que tu m'as montré de son interview :( !
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MessageSujet: Re: Mamoru Oshii   7/7/2015, 15:01

Haha mon dieu 1h30 quand même :) fais en un résumé plutôt, te tues pas a la tâche.

C'est top merci!

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MessageSujet: Re: Mamoru Oshii   7/7/2015, 20:26

Super, merci ! je vais essayer de me le procurer donc. Tu as réussi ton coup

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MessageSujet: Re: Mamoru Oshii   8/7/2015, 00:37

Voilààà avec la traduction ça complète un peu plus le thread je pense ~  THRTHEH
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MessageSujet: Re: Mamoru Oshii   8/7/2015, 13:06

géniale ! merci beau boulot !
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MessageSujet: Re: Mamoru Oshii   8/7/2015, 14:07

haha wow! c'est top merci pour la trad :) j'ai bien envie de te mettre un post d'or

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MessageSujet: Re: Mamoru Oshii   8/7/2015, 14:35

Ooooh quel honneur  dfghjklm
Merci beaucoup mais j'ai aucun mérite, c'était très intéressant ce qu'il racontait et j'ai bien retenu du coup haha  ouyeah

edit : Par contre je suis claqué je sais pas quoi faire pour les deux prochains threads DCD
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MessageSujet: Re: Mamoru Oshii   8/7/2015, 17:34

Tant que t'y es part sur Hiroyuki Okiura <3 si tu fais ça top niquel ce sera ok pour tes threads.

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MessageSujet: Re: Mamoru Oshii   8/7/2015, 17:43

Wow merci pour le thread :D
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MessageSujet: Re: Mamoru Oshii   8/7/2015, 18:29

Dolerf : De rien ça fait plaisir ! :D

Sovelis : Je n'ai vu Francis Ford Coppola nulle part :D ...?
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MessageSujet: Re: Mamoru Oshii   9/7/2015, 00:24

As you want :) c'est cool on a pas beaucoup de reals de live il faut il faut

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