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 Belladonna de la tristesse par Eiichi Yamamoto

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Brise-patte
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MessageSujet: Belladonna de la tristesse par Eiichi Yamamoto   20/6/2016, 12:10

BELLADONNA


Résumé:
Au XIVe siècle, en France, Jeanne, une jolie paysanne se marie à Jean, celui qu’elle aime. Mais le soir de leurs noces, elle se fait violer par son seigneur, usant de son droit de cuissage. Jeanne et Jean finissent chassés du château et leur amour n’est plus le même ; Jean perd toute envie, rongé par la pauvreté, tombe malade. Le diable sous la forme d’un homoncule phallique séduit alors Jeanne (qui commençait à s'aliénée et avoir des visions démentes) et en fait une sorcière puissante et désirée, sous le nom de «Belladone» (nom d’une plante vivace très répandue aux tiges épaisses et charnues dont l’ingestion est potentiellement mortelle, on en fera une référence dans le film), pour se venger des mâles. C’est ainsi qu’elle tombera dans les griffes de l’Inquisition…




Oeuvre réalisée et co-écrit en 1973 par Eiichi Yamamoto d'après l'essaie de l'histoirien Jules Michelet  : La sorcière.
Eiichi aura été aidé de Osamu Tezuka pour le début et Kuni Fukai pour ce qui est des illustrations.
Belladonna fait partie du triptique érotique Animerama avec Mille et une nuits (1969) et Cléopâtre (1970) écrit et réalisé par Osamu Tezuka.
Sauf Belladonna (1973): Osamu Tezuka parti en cours de réalisation pour se plonger dans ses propres comic.

Spoiler:
 

On parle assez peu de Kuni Fukai, je l'ai pour ma part trouvé avec cette phrase dans cette article:
article 1
"Aside from having saved money, these drawings (each hand-painted by Kuni Fukai) help to offer dramatic pauses or ruptures in the narrative that feel tangibly different from the sections with animated movements."
Cette différence de traitement passe aussi par celui des personnages. Jeanne et les protagonistes de la cours royale sont dessinés avec des corps fin, de manière détaillé par rapport aux paysants concidérés comme une masse de gens court sur patte, rond avec des cercles rouge sur les pomettes. 
Spoiler:
 

On mettrait un certain temps à s'adapter à cet animation à bugget plus que réduit. 
Très peu de mouvement, des plans fixes, des visages figés, construit sous forme de planches animées, parfois figées comme les cartoons japonais de l'époque en abusaient.

Cependant, c'est par cette forme que le film surprand grace à la richesse des dessins et technique utilisées qui est un mélange de technique de dessins (aquarelle, gouache, collage, peinture sur rouleau), s’inspire de l’Art Nouveau, de Gustav Klimt, des illustrations de carte de Taro, de Aubrey Beardsley mais aussi du Yellow Submarine de George Dunning et tient autant de la révolte extrémiste que de l’opéra rock. 
Pop art par moment, psychédélique à d'autres, on en oublirait que l'histoire se passe peu avant la révolution Française au 17ème siècle dans une petit village rurale tant l'influence des années 70 se fait sentir avec des thèmes tel que la liberté sexuelle, le corps liberé ou encore les drogues non diabolisées. (On est en pliens dedans avec la scène de l'enfer/paradie organisé par Belladonna avec le diable pour les villageois. La musique pop-rock accampagnant... bref, tout y est).
Petit extrait assez parlant:


Peut être est ce là toute la subtilité de ce film que Eiichi Yamamoto  voulait être " l'hitoire d'un amour pur et pornographique " de ces propres mots ce qui avait posé pas mal de problème au départ lors de la réalisation du scénario. 



L'après scéance en point négatif:

Le gros gros point négatif que j'aimerais quand même souligner parce que je n'ai pas l'impression que les critiques aient trop voulu se pencher dessus, c'est l'érotisation du viol qui entretien sa culture. 
Pas une seule fois dans ce film Jeanne n'a eu de rapport sexuel consentis et pourtant à chaque fois les scènes ont été montré comme une scène de sexe érotique, de passion et de pulsions presque refoulées et enfin libérées. 
La seule scène considérée comme viol est celle du dépucelage par le baron qui exerce son droit de cuissage. 
Et si les propos tournent autour de la liberation de la sexualité de la femme (enfin, ça c'est pas Yamamoto qui le dit au finale), "une oeuvre fémniniste" etc etc... bon, pour le coup il y a quelques trucs à revoir non négligeables. 


Pour conclure: je viens de tomber sur une interview de notre Eiichi Yamamoto qui me rend un peu verte de n'être tombée dessus que maintenant et qui est très très complètement (faut dire que c'est les propres mots du réalisateut) qui nous parle aussi bien des difficultées de tournages que du choix d'enlever le mouvement des bouches ou encore de l'illustrateur Keni Fukai et ses innombrables expérimentations plastique. Donc à lire vraiment pour complèter ce thread:
article 2


Pour les informations complémentaires:
---> pour un rapide apperçus de Audre Beardsley: http://lartnouveau.com/artistes/autres_pays/beardsley.htm
---> Yello Submarine de George Dunning est un film d'animation datant de 1968  en lien avec les Beatle sous LSD, vous vous en douterez.

--> Quelques illustrations de Kuni Fukai:
Spoiler:
 

Extrait:
Grosse référence à l'art nouveau


Extrait montrant encore une fois la grande diversité des techniques de dessin et style utilisé, mais aussi les musiques très particuluaires, agressives et psychédéliques des années 70:
Daylimotion







PS: Film interdit aux moins de 12 ans, il est ressorti en ce moment dans vos TN et autre scènes artistiques en version restauré 4K donc si vous avez l'occasion, foncez le voir avant qu'il se soit à nouveau introuvable.
Allociné, tchek tes scéances.
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Pock
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MessageSujet: Re: Belladonna de la tristesse par Eiichi Yamamoto   21/6/2016, 10:14

Brise-patte a écrit:


Le gros gros point négatif que j'aimerais quand même souligner parce que je n'ai pas l'impression que les critiques aient trop voulu se pencher dessus, c'est l'érotisation du viol qui entretient sa culture. 
Pas une seule fois dans ce film Jeanne n'a eu de rapport sexuel consentis et pourtant à chaque fois les scènes ont été montré comme une scène de sexe érotique, de passion et de pulsions presque refoulées et enfin libérées.

C'est exactement pour ça que je ne suis pas allée voir ce film à Annecy. Quand on m'a dit que c'était un film avec au moins 4 viols mais que rien ne les condamnait et que c'était même érotisé j'ai pas trop compris comment un film comme ça pouvait être projeté de nos jours sans introduction/conclusion en aparté du film.
Je ne dis pas qu'il faut arrêter de projeter tous ces films ultra datés, mais une petite remise en contexte par un intervenant avant ça me semble le minimum :(
faut arreter d'encourager cette culture du viol de merde   beeurk  

Enfin le film a l'air joli et tout mais.. ça me semble pas une excuse :(

J'ai toujours pas vu Cléopatre, j'essaierai de voir celui là en premier
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Brise-patte
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MessageSujet: Re: Belladonna de la tristesse par Eiichi Yamamoto   21/6/2016, 14:03

Pour ça que je fais bien la distinction entre l'histoire/récit/idées balancées et la technique pure et simple, les illustrations.

Mais je suis contente de ne pas être la seule à avoir eu cette réaction par rapport au film car je n'ai vraiment pas vu une seule critique mentionnant ce fait assez gros comme une maison quoi...

Dans tout les cas, totalement d'accord avec le fait qu'un apparté assez souligné ou un intervenant pour remettre les choses dans leur contexte serait pas trop mal quoi.
Mais complètement passé à la trape. Même les critiques postés à côté de l'affiche dans le ciné d'art ne parlaient pas une secondes de ces scènes de viole approuvées (comme toute les critiques que j'ai lu) et je trouve ça assez traitre. 
Ok picturalement le film est très bien, mais les propos sont assez dégueulasse. 
A souligner que c'est vraiment à prendre... bah, comme un porno en plus particulier hien. 
Mais picturalement ça se tient très bien.
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