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je ne peux plus m'en occuper, et n'en ai plus la motivation sous cette forme disons
de plus beaucoup trop de liens sont mort et beaucoup de son contenu est obsolète a mes yeux
ce serait donc trop long de rectifier tout ça
je donnerai quelques conseils de temps autres si on me demande, depuis mon tumblr http://mylydy.tumblr.com/
merci a tous les participants qui ont contribué a son contenu (toujours accessible neanmoins)
merci a tout les modos et admin qui m'ont aidé a le faire se developper autant, ce fut une tres belle aventure!

tchao!
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 Invisible Ink de Brian McDonald

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csamy
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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   18/6/2012, 21:42

OMG cette trad comment te remercier ??? Surprised

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Hmm ! Crotte de nez !
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kwentin
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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   18/6/2012, 22:17

L'UTILISATION DES CLONES - PARTIE 1

"Il était une fois trois petits cochons..."

Ce que j'appelle clones a été appelé par différents noms : "personnages miroir" et "personnages reflétés" - mais peu importe comment vous les appelez, ce sont des outils très utiles au storyteller.

Un "clone" en termes d'histoire est un outil pour montrer, et non pour raconter. Les clones sont les personnages qui, dans votre histoire, représentent ce que pourrait ou devrait arriver à votre protagoniste s'il choisit de prendre un certain chemin.

Deux des trois petits cochons sont des clones. C'est grâce à l'échec des deux premiers cochons que l'on est capable d'apprécier et de mesurer le succès du dernier cochon. Ceci est une utilisation très simple des clones, et c'est l'une de ses utilisations les plus évidentes.

Mais les clones existent également dans les histoires plus complexes. Dans Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien, le personnage de Gollum est utilisé pour montrer ce qui pourrait arriver à Frodon si jamais il se laissait séduire par le pouvoir de l'anneau magique. Tout comme dans l'histoire des trois petits cochons, nous mesurons le succès d'un personnage en le comparant à l'échec d'un autre personnage.

Dans Tootsie, la femme qui est l'objet du désir de Dustin Hoffman sort avec un coureur de jupons. Dans l'une des scènes, Dustin, déguisé en femme, fait face au coureur de jupons et lui dit qu'il comprend ses techniques de drague bien mieux qu'il ne le pense. Ceci est un moyen pour Dustin Hoffman de se voir, de se confronter et de se faire face à lui-même.

La série télé Urgences fait une utilisation très efficace des clones. Très souvent, un personnage principal a un problème qui est reflété par un patient. Si jamais l'un des docteurs a un problème avec l'alcool, par exemple, il va se retrouver à traiter d'un patient atteint du même problème. Avec ça, le personnage, et nous-mêmes, spectateurs, comprenons ce qui pourrait se passer si jamais le personnage du docteur décidait de continuer à boire.

Pour en revenir au Magicien d'Oz, les trois compagnons de route de Dorothy sont des clones. Tout comme Dorothy, ils sont à la recherche de quelque chose qu'ils possèdent déjà. Avoir des clones dans votre histoire est un moyen de dramatiser des idées - encore une fois : un moyen de montrer plutôt que de raconter. Comme je l'ai dit avant, les spectateurs voient que le personnage de l'Epouvantail a un cerveau dès la toute première scène, et ceci est répété tout au long de l'histoire. Peut-être vous souvenez-vous de cette ligne de dialogue : "Ne pleure pas, tu vas encore rouiller" (adressée à l'Homme de fer). Hmm, il s'avère que l'Homme de fer a bien un coeur, après tout...

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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   18/6/2012, 23:27

c'est vraiment de la balle merci a toi I love you
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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   19/6/2012, 00:43

Merci beaucoup beaucoup pour les trads je me régale!
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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   19/6/2012, 11:35

excellent ! happy

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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   20/6/2012, 13:57

Je viens de commencer à lire...
c'est super intéressant ! Merci pour les trad !
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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   20/6/2012, 17:01

Tout lu. Une tuerie :) un grand merci!

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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   25/8/2012, 12:33

Hop hop, voici la partie 2 de l'article sur les clones, où Brian McDonald se penche sur un roman de John Steinbeck :

L’UTILISATION DES CLONES – PARTIE 2

John Steinbeck utilise plusieurs clones dans son roman Des souris et des hommes. L’armature de l’histoire est que les gens ont besoin de compagnie. Cette armature est à la fois dramatisée et exprimée directement dans le texte.
Si ça fait longtemps que vous n’avez pas lu Des souris et des hommes, je vous suggère de le relire. C’est un roman extrêmement bien construit et pensé. Steinbeck sait ce qu’il veut dire et le répète tout le long de son récit, encore et encore, de différentes manières. Et il donne au lecteur matière à penser en jouant sur l’émotion.

Dans l’histoire, George et Lennie sont deux ouvriers migrants qui voyagent et travaillent ensemble. Lennie, mentalement handicapé, pose de nombreux problèmes à George. Mais l’amour de ce dernier pour Lennie et son besoin de compagnie sont pour lui plus forts que tout. Les autres personnages en viennent même à remarquer ô combien il est étrange que ces deux-là voyagent ensemble.

L’une des premières choses qui arrive dans l’histoire est la suivante : George découvre que Lennie prend soin en secret d’une petite souris qu’il cache dans sa poche. Lennie est un homme massif qui n’a pas conscience de sa propre force, si bien qu’il tue la souris par accident. Lennie apprécie la compagnie d’innocents petits animaux et voudrait vraiment, un jour, avoir des lapins et s’occuper d’eux.

Quand les deux amis arrivent au ranch où ils sont supposés travailler, ils rencontrent entre autres la femme du patron. Celle-ci flirte souvent avec les employés du ranch parce que son mari ne prête pas attention à elle – elle a un besoin presque vital de compagnie.

Sur ce baraquement, il y a aussi un vieux monsieur avec son vieux chien. Les autres employés trouvent que ce chien est inutile, en fin de vie. Un homme, Carlson, suggère au vieux monsieur d’achever le chien car, comme il le dit, « Il n’a plus de dents. Il est tout plein de rhumatismes. Il n’peut plus te servir à rien. »
La scène se poursuit tandis que Candy, le vieux monsieur, proteste. Mais Carlson s’accroche à son idée : selon lui, il faut tuer ce chien.

Candy jeta autour de lui un regard malheureux.
- Non, dit-il doucement, non, j’pourrais pas faire ça. Y a trop longtemps que je l’ai.
- Sa vie n’est pas drôle, insista Carlson. Et il pue comme tous les diables. J’vais te dire. C’est moi qui le tuerai à ta place. Comme ça, t’auras pas à le faire.
Candy sortit ses jambes de dessus le lit. Nerveusement, il frottait les poils blancs de ses joues.
- J’suis si habitué à lui, dit-il doucement. J’l’ai depuis qu’il était tout petit.
- C’est pas être bon pour lui que de le garder en vie, dit Carlson. Ecoute, la chienne de Slim vient justement d’avoir des petits. J’suis sûr que Slim t’en donnerait un à élever, pas vrai, Slim ?
Le roulier avait observé le vieux chien de ses yeux calmes.
- Oui, dit-il, tu peux avoir un des chiots, si tu veux.
Il sembla, d’une secousse, reprendre le libre usage de sa parole.
- Carl a raison, Candy. Ce chien n’peut même plus rien faire pour lui-même. Si je deviens vieux et infirme, j’voudrais que quelqu’un me foute un coup de fusil.
Candy le regarda d’un œil désespéré, parce que les paroles de Slim avaient force de loi.
- Ça lui fera peut-être mal, suggéra-t-il. Ça n’m’ennuie pas de prendre soin de lui.
Carlson dit :
- De la façon que je le tuerai, il ne sentira rien. Je mettrai le fusil, juste ici – il montra du bout de son pied – droit dans la nuque. Il aura même pas un frisson.
[…]
A la fin, Carlson dit :
- Si tu veux, j’le soulagerai de ses peines à l’instant même, le pauvre diable. On n’en parlera plus. Il ne lui reste plus rien. Il peut pas manger, il peut pas voir, il peut même pas marcher sans que ça lui fasse mal.
Candy dit avec un peu d’espoir :
- T’as pas de fusil.
- Avec ça. J’ai un Luger. Ça ne lui fera pas mal.
Candy dit :
- Demain, peut-être. Attendons à demain.
- J’vois pas de raison, dit Carlson.
Il se dirigea vers son lit, tira son sac qui se trouvait dessous, et en sortit un pistolet Luger.
- Finissons-en, dit-il. On ne pourra pas dormir avec cette puanteur autour de nous.
Il fourra le pistolet dans sa poche de derrière.
Candy regarda longuement Slim dans l’espoir qu’il soulèverait quelque objection. Et Slim n’en fit aucune. Candy, découragé, finit par dire, doucement :
- Alors, c’est bon… Emmène-le.
Il n’abaissa même pas ses regards vers le chien. Il s’étendit sur son lit, croisa les bras derrière la tête et contempla le plafond.
Carlson sortit une petite courroie de sa poche. Il se pencha et la passa autour du cou du chien. Tous les hommes, sauf Candy, le regardaient.
- Viens, viens, mon vieux, dit-il doucement.
Et, en manière d’excuse, il dit à Candy :
- Il ne le sentira même pas.
Candy resta immobile et ne répondit rien. Il tordit la courroie .
- Allons, viens.
Le vieux chien se leva avec effort et suivit, d’un pas raide, la laisse qui le tirait doucement.


Carlson emmène le vieux chien dehors pour le tuer, tandis que le vieux monsieur, allongé sur son dos, contemple le plafond. Après un temps atrocement long, un détonation retentit dans le lointain. Candy se tourne alors lentement sur le côté, face au mur, et reste silencieux.

On voit bien à quel point ce vieux chien puant comptait pour Candy. Le chien et le vieux monsieur sont des clones de Lennie et George.

Comment savoir si c’était l’intention de l’auteur et que je ne lis pas simplement entre les lignes ? Eh bien, un moyen de le savoir est la répétition de l’armature. Celle-ci est dramatisée encore et encore. La scène où ils tuent le chien du vieux monsieur est admirablement bien écrite, mais ce qui la rend inoubliable est qu’elle rappelle au spectateur l’armature de l’histoire, en faisant appel à ses émotions.

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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   25/8/2012, 12:42

merci beaucoup pour la trad c mega interessant!!
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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   25/8/2012, 15:42

DE BONNES HISTOIRES = DU BON BUSINESS

Il n’y a jamais eu autant de comics publiés en une année qu’en 1993. Quelques années plus tard, cependant, on vendait tellement peu de comics que bien des gens se demandèrent si le médium ne touchait pas à sa fin. Pourquoi ce changement brusque et soudain ? A cause du manque de compétence en matière d’histoire et de storytelling .

Dans le monde des comics, les superstars sont les artistes. La plupart des fans sont généralement attirés en premier lieu par la qualité purement graphique d’une BD. Au début des années 90, les éditeurs ont commencé à laisser libre champ aux illustrateurs, tant au niveau de l’écriture que du dessin.

Certains de ces artistes ont quitté les gros éditeurs pour produire leurs propres livres. Evidemment, ces artistes voulaient que les gens achètent leurs produits, alors ils ont fait en sorte de promouvoir chacune de leur BD comme étant un article de collection. Cette manière de vendre marchait extrêmement bien.

Ils ont publié des BD avec des couvertures alternatives, des couvertures en or, en argent, en platine, des couvertures phosphorescentes. L’idée était de vendre autant de copies d’un même numéro que possible. Il arrivait même que certains collectionneurs achètent dix à vingt copies du même comic. Ce plan semblait marcher à merveille.

Après quelque temps, le marché s’essouffla. Je suppose qu’ils ont commencé à réaliser que ce qui faisait du premier Superman un article de valeur, était justement le fait que personne au monde n’en possédait vingt copies. Et que le fait d’imprimer sur la couverture « article de collection » n’avançait à rien.

Quelle était la faille de leur plan ? Eh bien, ils ont tout simplement visé le marché des acheteurs, et non celui des lecteurs. En réalité, peu de gens lisaient réellement ces comics. Pourquoi ? Parce que parmi ces nouvelles maisons d’édition, très peu prenaient la peine d’engager des scénaristes professionnels et doués. Si l’artiste en question ne voulait pas se charger du scénario, il faisait appel à un vieux collègue de lycée pour s’en occuper à sa place.

Ces soi-disant « scénaristes » n’avaient aucun sens et aucune notion du métier, du travail que cela représente, et leurs patrons n’en avaient rien à faire. Après tout, ces comics n’étaient pas destinés à être lus, mais à être placés dans des sachets plastique et conditionnés, jusqu’à ce qu’ils attirent l’œil d’un collectionneur, qui les achèterait pour une somme monstrueuse.

Voilà ce que j’en pense : si ces gens avaient fait en sorte d’intéresser les lecteurs avec de vraies histoires et de vrais personnages, ces lecteurs auraient vraisemblablement continué à acheter leurs livres, même s’ils savaient que le prix était quelque peu exagéré.

Ces maisons d’édition ont dévalué l’importance d’une bonne histoire, à leur péril. A présent, la plupart de ces compagnies ont disparu, ou ne sont que l’ombre de ce qu’elles étaient alors. On peut encore trouver leurs comics dans certaines librairies : de nos jours, vous pouvez vous procurer un « article de collection » à 25 cents seulement, même si le prix sur la couverture indique deux dollars de plus.

L’une de ces maisons d’édition a publié un guide à l’usage des aspirants auteurs de comics. Dans le chapitre dédié à l’écriture, voici ce qu’ils disent : « Pour chaque numéro, l’histoire devrait avoir un but simple… le reste n’est que remplissage. » Je n’exagère même pas. Cette simple phrase constituait pratiquement tout le chapitre sur l’écriture.

Ces compagnies ne possèdent aucune notion, aussi rudimentaire soit-elle, de comment les histoires sont construites, ou quel est leur but.

Maintenant, l’autre côté de la pièce. Quand j’étais petit, Frank Miller développait la série Daredevil pour Marvel Comics, et je les lisais à l’école. Dans mon cours de maths, il y avait une fille qui se moquait de moi parce que je « lisais des comics ».

Un jour, alors qu’elle avait fini son exercice et qu’elle s’ennuyait, elle m’a demandé si elle pouvait lire l’un de mes comics. Je lui ai prêté un numéro de Daredevil. Elle s’est retrouvée plongée dans l’histoire et voulut en lire un autre. Le jour suivant, je lui apportai tous les numéros. Elle les dévora un par un et, arrivée au dernier, me demanda le suivant. Elle fut sidérée d’apprendre qu’il lui faudrait attendre un mois entier pour pouvoir le lire !

Frank Miller avait pris soin de bien construire ses histoires. Il y avait bien sûr beaucoup d’action, mais il y avait toujours ce côté émotionnel, en réaction aux événements, et c’est ce qui a fait que moi-même, la fille de mon cours de maths et des milliers d’autres lecteurs attendaient avec une impatience folle chaque nouveau numéro.

Lorsque Frank Miller prit les reines du scénario de Daredevil, il fit passer cette série de l’une des moins lues à l’une des plus populaires de Marvel. Deux décennies plus tard, Marvel continue à se faire beaucoup d’argent sur les numéros écrits et mis en images par Frank Miller.

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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   25/8/2012, 18:25

Enorme merci c'est vraiment génial que t'aies le courage de traduire tout ça !

Et cette dernière partie ne s'adapte pas qu'aux comics des années 90.. = )


Dernière édition par paul_ le 25/8/2012, 19:28, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   25/8/2012, 18:46

Merci beaucoup c'est énorme tout ça !

edit : ha enfin new grade =) je flood pas assez^^
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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   25/8/2012, 19:19

excellent et tellement vrai, merci beaucoup!
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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   25/8/2012, 19:26

woaw merci infiniment =)
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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   25/8/2012, 23:52

Merci pour les trads c'est vraiment utile !
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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   26/8/2012, 06:33

Très belle trad sur les comics :) merci

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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   26/8/2012, 11:18

Merci beaucoup il faut vraiment que je me procure ce livre !
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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   26/8/2012, 13:21

Voici la suite du post d'hier, avec les parties 2 et 3 :

DE BONNES HISTOIRES = DU BON BUSINESS

PARTIE 2

Il n’y a pas longtemps, j’étais en train de boire un verre avec un agent d’une fameuse compagnie hollywoodienne. Nous sommes entrés dans un petit débat. Il ‘arrêtait pas de dire que les bons films sont difficiles à faire ; dans le cas contraire, affirmait-il, tout le monde en produirait. Ça me semble légitime. Mais je ne rencontre que rarement des scénaristes qui ont pris la peine de se plonger réellement dans l’étude de leur métier.
Ils essaient de réinventer les choses à chaque fois. Ou sinon, ils utilisent une formule narrative qui ne se concentre que sur les éléments masculins (action, intrigue, etc…) parce qu’ils pensent que c’est ce à quoi le public répond vraiment. Ou sinon, ils écrivent quelque chose qui n’utilise que les éléments féminins (sentiments, émotions, etc…) et par la suite s’en prennent au public pour ne pas avoir aimé.

Le fait est qu’à travers l’histoire, certains storytellers ont, durant leur carrière, connu succès après succès. Et leurs récits continuent à vivre encore de nos jours, bien après leur mort.

Comment cela est-ce possible ? Ils doivent forcément utiliser des méthodes qui leur parler de parler au plus grand nombre, à travers les âges et les cultures. Ils ont su répéter leurs succès. Si vous apprenez leurs techniques, vous aurez de meilleures chances de faire de même dans votre travail.

A l’été 2003, les studios furent déconcertés : les nombreuses suites et les films de franchise qu’ils sortirent alors marchèrent beaucoup moins bien que prévu au box-office. C’étaient tous des suites (parties 2 ou 3) ou des films basés sur des comics.

Selon le New York Times, The Hulk, l’adaptation très attendue réalisée par Ang Lee, réalisa un premier week-end solide (62,1 millions de dollars de recettes), mais les ventes de tickets chutèrent de 70% le week-end suivant.

On attendait aussi beaucoup d’un autre film, cet été-là : Charlie’s Angels : les anges se déchaînent.

Toujours selon le New York Times, dans le même article : « Le cas de Charlie’s Angels est fascinant, parce que ce film avait tout pour devenir un succès phénoménal » remarque David Davis, un spécialiste du divertissement pour Houlihan, Lotey, Howard et Zukin, une compagnie d’investissement et de finance. « Une dépense marketing monstrueuse, toutes les stars en faisant la publicité… ce film avait tout pour lui. Je ne sais pas, après tant de films du même genre pendant tous ces week-ends, c’était peut-être le week-end de trop. »

La plupart de ces films d’été furent une déception à la fois pour les studios concernés et pour les gens qui sont allés les voir. Remarquez comme à aucun moment le spécialiste ne mentionne la qualité du scénario comme possible raison de l’échec de ces films…

Ce même été, Pixar fit une nouvelle fois mouche, avec Le Monde de Nemo.

Les gens de chez Pixar ne se préoccupent presque exclusivement que de l’histoire. Ils peuvent travailler sur une même scène pendant des mois et des mois, et finalement la supprimer, s’ils se rendent compte qu’elle ne fait pas progresser l’histoire.

Au moment où j’écris ces lignes, chacun de leurs films a été un grand succès. Pour enfoncer le clou : Le Monde de Nemo est devenu le DVD le plus vendu de tous les temps.


PARTIE 3

J’ai un ami qui travaillait dans le département histoire d’un studio. Leur job étai de trouver des idées de films, pour éventuellement les réaliser en images de synthèse. C’était après le succès retentissant de Shrek. Mon ami m’a dit qu’il leur était interdit de faire référence aux films Toy Story pendant leurs pitchs, parce que ces films étaient « vieux », « dépassés ». Les gens voulaient voir du Shrek !

Le truc que la plupart des gens ne comprennent pas est que les histoires bien écrites ne deviennent jamais obsolètes. Génération après génération, tout le monde est tombé sous le charme de Blanche-Neige de Walt Disney – un film sorti dans les années 1930.

Le Magicien d’Oz, un film réalisé en 1939, continue encore aujourd’hui d’émerveiller enfants et adultes.

Un film ou un livre peuvent devenir des succès pour diverses raisons – le timing, la technologie, un dialogue percutant et à la mode. Mais une seule choses peut en faire des classiques : une bonne histoire qui dévoile des vérités sur le fait d’être humain.

Tout ceci n’est pas de l’encre invisible : c’est clair et évident pour quiconque prend la peine de regarder. Raconter de bonnes histoires et bien les raconter peut créer des succès, et faire du bien aux personnes qui les consomment.

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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   26/8/2012, 13:31

EFZEF MERCI !!! c'est ouuuuuf

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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   26/8/2012, 13:36

Thanks !! Il faut que je me mettes à lire tout ça ! :'D
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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   26/8/2012, 13:52

Citation :
Ils essaient de réinventer les choses à chaque fois. Ou sinon, ils utilisent une formule narrative qui ne se concentre que sur les éléments masculins (action, intrigue, etc…) parce qu’ils pensent que c’est ce à quoi le public répond vraiment. Ou sinon, ils écrivent quelque chose qui n’utilise que les éléments féminins (sentiments, émotions, etc…) et par la suite s’en prennent au public pour ne pas avoir aimé.

Mouais bon, éléments "masculins" et "féminins"... ^^"

M'enfin je suis d'accord avec la majorité de ce qu'il dit =)

Merci pour toutes ces trads ! \o/
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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   26/8/2012, 14:20

Il y a tout un chapitre où il parle longuement de ces éléments masculins et féminins, c'est très intéressant. Ce n'est pas aussi réducteur que ça en a l'air. Je compte le traduire sous peu !

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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   26/8/2012, 16:19

Ok, c'est ce que je me disais ^^ si tu le traduisais ça serait très sympa =)
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Sovelis
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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   26/8/2012, 20:09

Magad magad magad :D merci

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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   26/8/2012, 23:40

ah merci beaucoup, tain j'ai du mal à tout suivre...
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MessageSujet: Re: Invisible Ink de Brian McDonald   

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Invisible Ink de Brian McDonald
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